Gentside Découverte

Pourquoi ne trouve-t-on pas de vie extraterrestre?

Pourquoi

Illustration d'un radiotélescope. Capture d'écran Gentside

Depuis des décennies, la recherche de formes de vie hors de notre planète passionne aussi bien les scientifiques que le public. Toutefois, les recherches qui y sont dédiées ont abouti tout au plus à la découverte de planètes potentiellement habitables.

Jusqu’à présence aucune trace ni indice n’a été mis au jour pour prouver l’existence d’une population extraterrestre sous quelle que forme que ce soit. Face à l’évidence, les scientifiques ont tenté de trouver des explications pour justifier l’impasse de leurs recherches. Deux astrobiologistes australiens viennent ainsi d'évoquer une nouvelle théorie dans la revue Astrobiology.

Dans leur étude, ils suggèrent que de multiples formes de vie ont bien pu apparaitre à plusieurs reprises et en de nombreux endroits différents depuis la création de l’Univers. Toutefois, elles se seraient toutes éteintes.

La fragilité de la vie primitive

Ce modèle, baptisé, «Gaian bottlenose», se base sur un simple constat: la vie sous sa forme élémentaire est éphémère et relativement succincte à l’échelle de temps spatiale. Ainsi, quand bien même des organismes seraient apparus au cours des derniers milliards d’années, ceux-ci auraient depuis disparu à cause des aléas de leur environnement.

Selon les auteurs, Aditya Chopra et Charley Lineweaver de l’université Nationale d’Australie, la fragilité des formes de vie primaires ne laisse pas assez de temps pour aboutir à des formes intelligentes capable d’évoluer et s’adapter assez rapidement. «La vie primitive est fragile, ainsi nous pensons qu’elle évolue rarement assez rapidement pour survivre», explique Aditya Chopra.

«L’environnement des planètes rocheuses est généralement instable», poursuit le scientifique. «Pour produire une planète habitable, les formes de vie doivent réguler les gaz à effet de serre comme l'eau et le dioxyde de carbone pour garder des températures de surface stables». Or, ce type de processus biologique met du temps à évoluer.

Trop fragiles et pas assez rapides, les organismes succomberaient donc généralement à la première hausse ou baisse extrême des températures, ne laissant aucun chance d’évoluer à un autre stade que celui de multicellulaires.

La Terre: une exception

Le cas de la Terre et des spécimens qui l’habitent est en ce sens une singularité de l’univers et plus spécifiquement du système solaire. Les astronomes pensent en effet que cette planète a été tout aussi habitable que Vénus et Mars, il y a quatre milliards d’années.

La raison pour laquelle elle l’est encore aujourd’hui, est que son environnement a été modifié de manière stable et durable par l’émergence de la vie. À l'inverse, des milliards d'années après leur formation, Vénus s'est changée en serre chaude et Mars en glacière. La vie primitive sur Vénus et Mars, s'il y en a eu, a échoué à stabiliser rapidement l'environnement changeant, a précisé le professeur Charley Lineweaver.

Et comme il s'agissait de formes primitives, éventuellement microbiennes, elles n'auraient laissé que très peu de traces derrière elles. Cette théorie permettrait de résoudre le mystère du manque de résultats de la recherche de vie extraterrestre. Rien n’empêche toutefois d’espérer trouver quelque part dans l’univers un cas aussi exceptionnel que celui de notre planète et de ceux qui l’habitent...

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