Gentside Découverte

Un village sur la Lune dès 2030 grâce à l'impression 3D

Un

La base lunaire imaginée par l'Agence spatiale européenne. Capture d'écran Gentside

Le dernier homme a avoir foulé la Lune est Eugene Cernan, le 14 décembre 1972. Depuis, plus rien, tandis que notre satellite continue sa course folle autour de notre planète. Cependant, l'aventure lunaire pourrait d'ici peu connaitre un nouvel essor grâce aux avancées des nouvelles technologies. L'impression 3D en est un exemple.

L'idée de construire une base lunaire n'est pas nouvelle. Elle a été esquissée dès par l'Agence spatiale européenne. Cet été, le projet a toutefois pris une nouvelle ampleur avec l'annonce par Jan Woerner, directeur général de l'ESA, de concrétiser ce projet. Il y a un mois, 200 experts venus de 28 nations différentes, se sont réunis à Noordwijk aux Pays-Bas pour échanger sur le sujet et la conférence s'est avéré très fructueuse.

À l'heure actuelle, plusieurs acteurs se disent prêts à tenter cette aventure. La NASA elle-même souhaite construire une base lunaire. Finalement, les deux projets pourraient donc être poursuivis en commun: «La stratégie d'exploration spatiale de l'ESA donne la Lune comme destination prioritaire pour les humains voyageant vers Mars», précise Kathy Laurini, membre de la NASA, reprise par le site Space.com.

Des robots et des imprimantes 3D

Le projet semble chaque jour devenir un peu plus concret et de nouveaux détails ont été dévoilés. Pour construire une base permanente sur la Lune, l'ESA prévoit d'envoyer ses premiers robots dès 2020. Leur mission: construire les premières installations suivies, peu de temps après, par les premiers humains.

Plus concrètement, comme il est possible de le voir dans la vidéo de Foster+Partners impliquée dans le projet, un ou plusieurs cylindres seraient envoyés sur la Lune. Une fois là-bas, ils gonfleraient une sorte de dôme, afin d'étendre la structure. Ceci constituerait la principale structure du bâtiment, sur lequel les imprimantes commenceront à travailler.

Le rôle de l'impression 3D sera de construire une sorte de coque protectrice pour les habitats. Pour cela, les experts pensent que les machines pourront directement utiliser de la poussière lunaire connue sous le nom de régolite. Une fois fini, l'abri sera capable d'accueillir les premiers hommes et leur fournira une sécurité face aux météorites et radiations spatiales, tout comme aux changements brutaux de température.

Une base qui ne serait que le commencement...

Ces constructions ne seraient que le commencement d'après les spécialistes. La NASA justement s’intéresse de près aux opportunités qu'une telle base offrirait. L'agence spatiale américaine pense notamment que notre satellite recèle de ressources qui pourraient s'avérer utiles. Par exemple, de l'hydrogène caché dans la glace des pôles lunaires.

D'autres experts pensent qu'il serait possible de construire un télescope, offrant ainsi de nouvelles possibilités d'observation sur le monde qui nous entoure. Autant de propositions qui suggèrent de futures aventures exaltantes depuis la Lune. Une perspective d'autant plus importante que la Station spatiale internationale (SSI) ne sera surement plus active d'ici 2025.

Aussi sur Canoe.ca:



Cliquez sur «J'aime» pour ajouter nos articles à votre fil Facebook


Vidéos

Photos