Aude Boivin Filion
Agence QMI

La première cellule «zombie» est plus performante que lorsqu'en vie

Insolite

La cellule «zombie» de silice pure à un stade précoce et chauffée à des températures moyennes.Photo Laboratoire National de Sandia


Aude Boivin Filion

Vivra-t-on un jour un épisode de la série «The Walking Dead»? Une percée de scientifiques américains ouvre la porte à la science-fiction, grâce à leur exploit d'avoir créé une cellule qui, même morte, demeure fonctionnelle et est même encore plus performante et résistante que de son vivant.

Des chercheurs de l'université du Nouveau-Mexique et du Laboratoire National de Sandia se sont penchés sur la possibilité de la persistance de la «vie» au-delà de la mort. Pour obtenir leur incroyable résultat, leur point de départ a simplement été de «blinder» des cellules de mammifères en les enrobant d'une solution d'acide de silice.

Ils ont ensuite soumis les cellules - toujours vivantes - à des extrêmes de température et de pression qui, normalement, leur sont fatales. Lors de l'expérimentation, la chaleur de 400 degrés Celsius a littéralement fait s'évaporer de la matière organique, mais en laissant une sorte de «fossile» 3D extrêmement précis des composants internes de la cellule, en silice durcie.

Puisque les structures nécessaires au fonctionnement de la cellule ont été fidèlement moulées, et ce, jusqu'à des dimensions atomiques, jusqu'à l'ADN par exemple, elles permettent à la cellule de continuer d'assumer un certain nombre de fonctions d'origine, et même mieux.

«Avec cette technique, nous n'avons pas besoin de construire ces structures - la nature le fait pour nous», explique l'un des scientifiques Dr Bryan Kaehr dans la revue Proceedings of the National Academy of Sciences.

L'intérêt de cette expérience a été, pour les chercheurs, de constater que la cellule «zombie» est en fait plus résistante aux extrêmes de température et de pression en raison des propriétés que lui confère sa nouvelle composition de silice.

«Nos cellules zombies jettent un pont entre la chimie et la biologie en créant des cellules qui, non seulement ressemblent comme deux gouttes d'eau à elles-mêmes, mais sont aussi capables de travailler sans relâche», poursuit Dr Kaehr.



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