Un marché anémique

Les ventes de livres numériques - Un marché anémique

Peu de Québécois se procurent la version numérique des livres publiés au Québec, selon le dernier dossier du magazine «Protégez-vous». ©Sebastien St-Jean/Agence QMI

MONTRÉAL - Peu de Québécois se procurent la version numérique des livres publiés au Québec, selon le dernier dossier du magazine «Protégez-vous». En fait, les ventes numériques représenteraient moins de 1 % des ventes totales des livres québécois.

La situation serait toutefois en train de changer. Selon plusieurs éditeurs, les prix des livres numériques devraient baisser, ce qui ferait gagner des parts de marché à cette forme d'édition.

Il faut aussi savoir que la version numérique n'est pas exempte de la taxe de vente du Québec, contrairement aux livres en papier. En moyenne, l'économie réalisée en se procurant une version électronique est de 19 %, compte tenu des taxes, a calculé «Protégez-vous».

Selon Francis Farley-Chevrier, directeur général de l’Union des écrivaines et des écrivains québécois (UNEQ), l'arrivée du livre numérique demeure une source d'interrogation pour les écrivains. La réglementation entourant l'édition numérique reste encore à déterminer.

Pour sa part, Johanne Guay, vice-présidente édition au Groupe Librex, a estimé que le livre numérique sera éventuellement amené à remplacer le livre papier. Selon elle, les gens doivent d'abord s'habituer à cette nouvelle technologie.

En incluant tous les secteurs de l'édition, les ventes totales de livres ont atteint 790 millions $ en 2010 au Québec. Avec près de 1400 écrivains québécois, le secteur de la littérature occupe 35 % du marché ce qui représente des ventes de 240 millions $ au Québec.

Selon des données du CEFRIO, 7,8 % des adultes québécois ont téléchargé un livre numérique en 2011, par rapport à 4 % en 2010. Les internautes sont un peu plus actifs, alors que 9,5 % d'entre eux sont des consommateurs de livres numériques.

«Protégez-vous», qui a analysé les liseuses et les tablettes électroniques sur le marché, estime que les grands lecteurs seront mieux servis avec une liseuse, alors que les utilisateurs de multimédia opteront plutôt pour la tablette.


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