Montréal au secours des élèves sur le Web

Un nouvel outil en ligne a vu le jour pour aider les enfants d’âge primaire dans leur apprentissage scolaire. Depuis lundi, ils peuvent naviguer en toute sécurité sur le site SOS Devoirs de la Ville de Montréal. Une initiative de plus de 300 000$ de la part des instances municipales.

Le site SOS Devoirs, hébergé sur le portail web des bibliothèques publiques de Montréal, permet aux enfants âgés de six à douze ans de poursuivre leur apprentissage de plusieurs façons, notamment avec un outil de clavardage supervisé et modéré pour éviter les visiteurs indésirables.

L’annonce a été faite lundi à la bibliothèque Côte-des-Neiges par Lyn Thériault et Helen Fotopulos, membres du comité exécutif de la Ville de Montréal.

Les enfants pourront aussi faire des recherches thématiques qui, par un simple mot-clé, leur donneront accès à différents documents, tels des livres, des banques d’images et de sons, ainsi que des sites Web.

L’ensemble de ces ressources sera régulièrement visité et mis à jour par les bibliothécaires de la Ville pour s’assurer de leur qualité et de leur pertinence pour des enfants.

Objectif famille

L’initiative s’inscrit dans le plan de la Ville de Montréal d’attirer et de retenir les familles à Montréal.

Selon Lyn Thériault, SOS Devoirs sera un outil qui «accompagnera les enfants et leurs parents dans le cheminement scolaire des tout-petits» et favorisera leur apprentissage dans un contexte éducatif, mais aussi ludique et sécuritaire.

Questionnée à savoir si le site favorisera une déresponsabilisation des parents vis-à-vis de l’éducation de leurs enfants, Helen Fotopulos se fait rassurante et est convaincue que la structure du site fera en sorte que les parents seront intéressés par le contenu et qu’il en découlera «un partage des connaissances entre les adultes et les enfants».

Réactions positives

Le Conseil supérieur de l’éducation du Québec (CSE), qui s’est récemment interrogé dans une étude sur la pertinence des devoirs pour les enfants d’âge primaire, se réjouit de l’initiative de Montréal et y voit là un projet très intéressant: «Au moment où l’on demande l’implication de tous les membres de la communauté pour favoriser la réussite scolaire des enfants, ce projet est de très bon augure pour la suite des choses», a réagi le CSE.

Le Ministère de l’Éducation, du Loisir et du Sport (MELS) accueille très le projet, mais affirme du même coup ne pas avoir participé à l’élaboration de SOS Devoirs. Rejoint lundi soir, le MELS n’a pu confirmer si la Ville de Montréal l’a contacté pour s’assurer de répondre aux normes gouvernementales en vigueur.

… et questionnements

Joint au téléphone, Alain Perron, de la Commission scolaire de Montréal, affirme apprécier la décision de Montréal de se doter d’un portail éducatif pour les enfants âgés de six à douze ans, mais il s’interroge sur le programme sélectionné.

«Selon ce qu’on sait, SOS Devoirs est le pendant ontarien de ce que nous avons déjà au Québec en Allô-prof, qui est partenaire avec le MELS, et avec lequel la CSDM travaille déjà», affirme M. Perron.

En effet, il ne suffit que d’une rapide visite aux sites Web de SOS Devoirs de Montréal et de SOS Devoirs de l’Ontario, programme en place depuis 1997 et qui s’est étendu depuis quelques années dans six autres provinces et territoires, pour se rendre compte de la grande similitude dans leur contenu.


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