Le journaliste et blogueur spécialisé en techno Michel Dumais a expliqué en entrevue à l'Agence QMI que les messages texte, Internet, Twitter et la téléphonie sans fil ont livré la marchandise jusqu'ici.
«Ces infrastructures sont fragilisées, reconnaît-il, mais elles permettent aux gens d'ici de communiquer avec ceux habitant là-bas. Internet Haïti se sert des réseaux sociaux pour envoyer des messages, à toutes les deux minutes ou presque, sur la situation. L'entreprise se sert très bien de Twitter. La presque totalité des médias se sert d'Internet Haïti pour savoir ce qui se passe.»
Les curieux peuvent consulter les messages Twitter d'Internet Haïti en cliquant ici.
L'initiative personnelle joue aussi son rôle, ajoute M. Dumais. «D'autres internautes prennent le relais pour rediffuser les informations à leurs propres réseaux. L'information se propage bien. Ça a aidé les médias. La téléphonie IP de Skype a aussi permis aux médias de faire des entrevues très rapidement.»
Les réseaux cellulaires sont peut-être les plus vulnérables par les temps qui courent. «Les communications sans fil sont très fragilisées, dit Michel Dumais. Cela dit, ça fonctionne encore un peu et plusieurs personnes ont pu envoyer des messages texte sous les décombres, ce qui a permis de les retrouver.»
Si le BlackBerry de Research in Motion est sous pression en raison d'une concurrence accrue par l'arrivée d'autres téléphones intelligents, il a démontré sa résistance en Haïti.
«Le BlackBerry est un des outils qui fonctionnent le mieux, avance M. Dumais. Ses serveurs qui traitent les communications avec les numéros d'identification personnelle sont ultrasécurisés et très stables. Ça a permis de sauver quelques vies.»
Il reste à s'assurer que les génératrices électriques ne tomberont pas en panne par manque de carburant. L'approvisionnement pétrolier en Haïti devient un enjeu clé pour que les technologies continuent à faire leur travail.