Le projet des chèques électroniques, initié en 2002 par l’Association canadienne des paiements, a été abandonné en raison de délais et de complications. «On a découvert des obstacles technologiques et des coûts supplémentaires», a indiqué Geoffroi Montpetit, porte-parole de l’ACP, précisant que les gains d’efficience recherchés n’étaient pas suffisants.
Le chèque électronique aurait permis aux banques d’arrêter de réexpédier les chèques déposés dans leurs succursales. «Plutôt que de les mettre dans un camion ou un avion ont les auraient mis sur un fichier électronique», a illustré M. Montpetit.
Les chèques doivent transiger à différents endroits avant que les fonds deviennent disponibles. La banque qui reçoit un chèque le transmet d’abord à son centre de traitement de données. Il est ensuite envoyé vers le centre de traitement de l’institution émettrice avant d’être retourné dans la succursale du client qui a signé le chèque.
L’Association canadienne des paiements refuse de chiffrer l’ampleur des pertes enregistrées dans cette aventure mais l’organisation admet qu’il s’agit de plusieurs millions de dollars.
Au total, 11 institutions financières ont participé au projet dont la Banque Nationale, la Banque Laurentienne, Desjardins, la Banque de Montréal, la Banque de Nouvelle Écosse, la CIBC, la Banque Royale et la Banque TD.