Deux jeunes entrepreneurs en marketing de Québec espèrent concevoir une mégapublicité collective de 8,2 millions de dollars qui pourrait être diffusée au prochain Super Bowl.
Jean-François Courteau et son associé, Jean-François Grégoire, viennent de lancer cette initiative plutôt originale qui a pour but de vendre, pixel par pixel, des images regroupées à l'intérieur d'une publicité de 30 secondes qui serait diffusée au prochain Super Bowl, l'un des événements les plus médiatisés de la planète.
Le concept proposé est celui de concevoir cette publicité collective avec des entreprises qui n'ont pas les moyens de se payer un 30 secondes au Super Bowl, mais qui sont suffisamment innovatrices pour en acheter quelques images, selon le nombre de pixels qu'elles désirent, expose M. Courteau.
8,2 M$
Le consultant en informatique a donc fondé CollectiveCommercial.com,une entreprise qui sollicite dès maintenant les sociétés intéressées par ce projet.
Un pixel se vend un cent et le plus petit morceau de la publicité qu'il est possible d'acheter est de 100 pixels pendant cinq secondes, pour la somme de 150$.
«Je suis conscient que nous ne serons probablement pas capables de tout vendre à la seconde près, alors notre entreprise se réserve les cinq dernières secondes de la publicité à l'intérieur d'un bandeau», dit-il.
Comme une publicité de 30 secondes en haute définition contient 900 images et 829 millions de pixels, le projet de CollectiveCommercial pourrait s'élever à 8,2 millions de dollars, une somme suffisante pour acquérir une publicité au prochain Super Bowl de 2010 ou pour celui de 2011, selon l'évolution de la demande.
Diffuseur
M. Courteau dit avoir déjà pres-senti le diffuseur du championnat de football afin de s'assurer de la disponibilité d'un espace publicitaire.
«Nous pensons pouvoir acheter un trente secondes d'environ trois millions de dollars si tout fonctionne bien», expose-t-il.
Une partie de la somme amassée servira aussi à héberger un site Web où l'on retrouvera la publicité collective en question. Et le reste? « On ne se cachera pas qu'on est en affaires pour faire de l'argent», lance M. Courteau.