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Haute vitesse

Harvard a une bien piètre opinion des services Internet canadiens

Agence QMI 
Olivier Bourque
19/10/2009 14h44 

La vénérable Université Harvard n’est pas tendre envers le service haute vitesse Internet offert au Canada. Selon une étude dévoilée par l’institution, le pays a un des systèmes «les plus pauvres du monde développé».

Selon Harvard, le Canada est également un exemple à ne pas suivre lorsqu’on examine les politiques en ce qui concerne Internet haute vitesse et l’accès au sans fil.

L’étude de 232 pages, qui a été commandée par les autorités américaines de régulation d’Internet, met en lumière les piètres résultats du Canada face à ses pairs, notamment concernant les capacités d’Internet et le système de prix.

Le Canada se classe au 22e rang sur 30 pays ciblés par le sondage du Harvard Berkman Center for Internet and Society. Le Canada est au 16e rang concernant l’adoption du système haute vitesse, 20e concernant la vitesse et la capacité et 25e pour les questions de prix.

Le Japon, la Suède et la Corée du Sud obtiennent les premières places du classement, alors que les États-Unis pointent à la 13e position.

L’étude défait des idées reçues, dont celle du dynamisme canadien sur le plan des services Internet haute vitesse.

D’après l’étude, le Canada «est souvent vu comme un joueur performant dans ce domaine. (…) Mais en utilisant des nouvelles variables telles le prix et le taux de pénétration de la haute vitesse, notre analyse démontre que le pays offre un pauvre rendement».

L’étude reconnaît que l’accès aux larges bandes est une des clés de la croissance économique, notamment en ce qui à trait aux services dans les régions rurales, une meilleure gestion des transports et des infrastructures.

Ce n’est pas seulement le Canada qui doit toutefois faire ses devoirs dans ce domaine hautement stratégique. Selon l’étude, les États-Unis doivent également revoir ses politiques afin d’implanter un service plus accessible comme cela se fait en Europe ou en Asie.

L’approche canadienne et américaine – qui favorise la compétition entre les différents câblodistributeurs et services de téléphonie – ne «serait pas la bonne».

«D’avoir rapidement jeté les bases d’une compétition agressive dans ce domaine a favorisé le Canada, mais il est clair que l’étoile du pays a pâli depuis», souligne Harvard.





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