Le dilemme du cellulaire

La génération Internet - Le dilemme du cellulaire

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Taïeb Moalla

L'interdiction du téléphone cellulaire dans les écoles secondaires du Québec est une pratique qui va inéluctablement évoluer à moyen terme, selon l'opinion exprimée par deux experts.

Au cours des dernières années, des élèves de partout dans le monde, y compris au Québec, se sont amusés à faire enrager leurs professeurs et à diffuser leurs réactions sur le Web dans le but de les ridiculiser. Ces histoires regrettables, souvent douloureuses pour les victimes, ont poussé les écoles à prôner l'interdiction pure et simple d'un outil qui peut s'avérer destructeur.

«On va finir par trouver autre chose, prévoit le blogueur Mario Asselin. Je ne sais pas ce que ce sera, mais l'interdiction ne pourra plus tenir très long-temps.

Même son de cloche du côté de l'enseignant Sylvain Bérubé. «Le cellulaire est encore vu comme un simple téléphone parce que les vieux comme moi (il a 43 ans) s'en servent juste ainsi, avance-t-il. Or, chez les moins de 20 ans, c'est beaucoup plus qu'un téléphone. Ils sont tout le temps en train d'envoyer des messageries textes.»

L'année dernière, alors que sa femme était sur le point d'accoucher, M. Bérubé a prévenu ses élèves qu'il laisserait son téléphone ouvert et qu'il y répondrait s'il sonnait. «Je n'ai évidemment pas pu échapper à quelques re-marques du type: pourquoi est-ce permis aux professeurs et pas à nous autres?», soupire-t-il.


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