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Nouvelles technologies

Des enseignants dépassés

Agence QMI 
Taïeb Moalla
20/09/2009 11h03 

Nouvelles technologies - Des enseignants dépassés
Le blogueur et ancien directeur d’école Mario Asselin estime que 40% des enseignants québécois n’ont pas le désir, ou la volonté, d’être au diapason de leurs élèves. 
© Agence QMI/Stevens LeBlanc

Au Québec, quatre enseignants sur dix ne veulent – ou ne peuvent - pas intégrer les nouvelles technologies à leurs cours même si leurs élèves y baignent depuis leur plus tendre enfance.

C’est le calcul sommaire que fait Mario Asselin, ancien directeur d’école, consultant et blogueur influent qui s’intéresse au monde de l’éducation et à celui des nouvelles technologies.

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«Un cinquième des enseignants ne comprennent tout simplement pas l’utilité de ces gadgets. Ils y voient une compétition et un dispositif qui nuit à l’attention des jeunes, avance-t-il. Un autre cinquième ne sont pas dans la bonne profession et ne contrôlent pas leur métier. Ces 40% finissent par constituer une masse critique et par prendre beaucoup de place.»

Pis encore, cela se conjugue souvent avec une réticence des directions des écoles à adopter des comportements numériques. «Dans les grands ensembles où se côtoient des milliers de personnes, tout est axé sur le conformisme et l’absence de prise de risque, fait savoir M. Asselin. Plus il y a de l’ordre et de la cohésion, plus c’est facile à gérer. C’est la logique même des institutions.»

La période actuelle en est une « d’abondance de connaissances, selon Mario Asselin. Pour l’éducation, ça change la donne du tout au tout, fait-il remarquer. Dans un système où le maître d’école possédait la connaissance, on avait besoin de l’écoute et de la confiance en l’institution. Dans une période d’abondance, ce sont les clés de lecture, le discernement et le jugement qui priment. Les jeunes sont constamment en train de vérifier. Ils n’ont pas tendance à croire sur parole l’autorité.»

Ainsi, le professeur qui se cantonne dans le rôle du écoute-moi, car c’est par moi que la connaissance va passer» risque fort de perdre une bonne partie de sa crédibilité dans sa classe. «Attention, le professeur va demeurer une source importante, prévient M. Asselin, mais il ne pourra plus prétendre être la seule. Sinon, il s’expose à ce que la raison d’être, l’autorité et l’écoute baissent rapidement. Il doit être un donneur de clés de lecture et non un donneur de réponses.»



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