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Accessibilité en région

Internet haute vitesse partout au Québec?

Agence QMI 
15/09/2009 09h25 

Accessibilité en région - Internet haute vitesse partout au Québec?
 

La tortue numérique semble accélérer le pas un peu partout pour offrir un service Internet haute vitesse à tous les citoyens de la province; mais encore une fois, plusieurs «branchés» en devenir devront être patients.

C'est du moins ce que prétend un Groupe de travail sur les collectivités rurales branchées qui vient de dévoiler les résultats d'un vaste sondage sur le branchement à Internet des Québécois qui demeurent à l'extérieur des grands centres urbains de 86 MRC rurales ou mixtes et de quatre territoires équivalents à des MRC.

Comme premier constat, c'est qu'à l'extérieur des grands centres urbains des MRC et des territoires équivalents examinés, le service Internet à haute vitesse (IHV) ou Internet à vitesse intermédiaire (IVI) paraît accessible à 2,4 millions de résidents sur une possibilité de 3,3 millions, soit trois résidents sur quatre (73 %).

Lente Gaspésie

Parmi les 15 régions administratives considérées, c'est en Outaouais, en Estrie, en Mauricie et en Gaspésie que l'offre de services IHV et IVI paraît la moins élevée.

Le sondage réalisé par le Groupe de travail avec le soutien du CEFRIO et de Léger Marketing montre par ailleurs que 49% des résidents des collectivités rurales québécoises, 1,6 million de personnes, sont actuellement branchés à Internet à haute vitesse ou à Internet à vitesse intermédiaire à leur domicile.

De manière plus détaillée, 36 MRC ou territoires équivalents sur 90 affichent un taux de branchement inférieur à la moyenne de 49%, 39 se situent dans la moyenne et 15 sont plus branchés que la moyenne.

Les gouvernements du Canada et du Québec offrent deux programmes dans ce domaine: «Communautés rurales branchées» du ministère des Affaires municipales qui vise à soutenir le branchement des territoires ruraux du Québec à IHV et «Large bande Canada : Un milieu rural branché» d'Industrie Canada qui vise le même objectif dans différentes provinces, dont le Québec.

Faits saillants

Près de trois foyers sur cinq (59,7%) situés dans les MRC et les territoires équivalents sont branchés à Internet, toutes vitesses confondues. Plus précisément, le taux de branchement des collectivités urbaines des MRC et des territoires équivalents sondés atteint 62,1%, comparativement à 57,3% pour les collectivités rurales.

À l'exclusion des grands centres urbains, les régions administratives qui comptent les taux de branchement à Internet les plus élevés sont celles de la Montérégie (65%), de Lanaudière (63,2 %) et des Laurentides (62,2%). Les régions administratives les moins branchées à Internet sont l'Estrie

(52%), la Gaspésie/Îles (52,2%), le Bas-Saint-Laurent (52,8%) et Chaudière/Appalaches (53%).

Les taux de branchement les plus faibles se trouvent à: Rivière-du-Loup (45,8%), Le Bas-Richelieu (46,8%), L'Amiante (47,4%), Lac-Saint-Jean-Est (52,4%) et Beauce-Sartigan (54,2%).

Caniapiscau est la MRC rurale la plus branchée du Québec, avec un taux de pénétration de 84,4%.

Les MRC rurales les moins branchées à Internet dans notre région sont: La Matapédia: 49,9; Rocher-Percé: 48,7%; Bonaventure: 47,1% et La Haute-Gaspésie: 44,7%. Les MRC dont le branchement à Internet se situe dans la moyenne: Avignon:60,0%; Côte-de-Gaspé: 56,8% et Îes-de-la-Madeleine: 56,9%.

Dans l'ensemble, le branchement à la basse vitesse est moins répandu et enregistre une moyenne de 7%, comparativement à 49% pour la haute vitesse et la vitesse intermédiaire. Cela dit, quatre régions administratives, à l'exclusion des grands centres urbains, sont encore fortement branchées à la basse vitesse Nous parlons ici de l'Outaouais (12,6%), de la Gaspésie/Îles (9,3%), du Centre-du-Québec (9,2%) et de l'Estrie (9,1%).

Trop cher...

Le Devoir révélait la semaine dernière des chiffres ahurissants de l'OCDE : Les Québécois et Canadiens doivent payer en moyenne 4$ (quatre dollars) le mégabit par seconde (mesure utilisée pour marquer la vitesse de transfert des données sur Internet), conte 0,07$ au Japon, 0,25$ en France et 0,34$ en Corée du Sud. «Une véritable offense, d'autant plus choquante que le consommateur, justifié pourtant de s'offusquer de ce décalage, ne semple pas s'en préoccuper», remarque le quotidien.



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