Logiciel de sécurité gratuit de Microsoft
Méfiance et réactions négatives
Les réactions ont été nombreuses à la nouvelle selon laquelle Microsoft va mettre sur le marché un logiciel de sécurité gratuit, d’ici l’été prochain; en général, les réactions sont négatives.
Évidemment, pour les consommateurs, la nouvelle est positive: pourquoi ne pas se réjouir du fait que la plus grande compagnie d’informatique au monde veuille donner un produit, alors que les compagnies les plus reconnues en ce domaine obligent les gens à payer?
Connu sous le nom de «Morro», ce logiciel, qui sera compatible avec les systèmes d’exploitation Windows XP, Windows Vista et Windows 7 devrait être en mesure d’assurer une protection continue, même pour les ordinateurs plus ou moins puissants. Selon ses concepteurs, Morro sera capable de protéger adéquatement un ordinateur contre les virus, les logiciels espions, les chevaux de Troie, etc. Ce programme va remplacer le service payant Windows Line OnCare.
Dans un communiqué émis hier, la firme AVG, qui offre l’un des meilleurs logiciels antivirus gratuits, a mis en garde Microsoft contre les frais énormes que ce logiciel va provoquer pour le service à la clientèle, le soutien technique, la gestion du produit et les mises à niveau.
AVG met en doute la rapidité avec laquelle Microsoft pourra répondre aux menaces, puisque très souvent, son produit actuel est actualisé de façon mensuelle. Or, l’équipe de recherche interne d’AVG constate que 50 000 variantes de menaces sont lancées chaque jour.
Du côté de chez Trend Micro, on doute que Microsoft soit en mesure de présenter un produit concurrentiel dans un laps de temps si court, alors que chez McAfee, on souligne que le remplacement d’un produit payant par un produit gratuit chez Microsoft est un signe que la compagnie veut se retirer de ce secteur.
Du côté des analystes, plusieurs sont d’avis que Microsoft a tout à perdre dans cette aventure.
En cas de problèmes, dit-on, ce sera une autre raison de critiquer la compagnie et en cas de réussite, ce sera une belle occasion de demander aux tribunaux d’étudier le produit, à la lumière des règlements antitrust.