Une auto rechargeable à l’étude

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La voiture de demain, un véhicule hybride muni d’une batterie beaucoup plus performante que celles qu’on trouve actuellement sur le marché et que le propriétaire n’a qu’à brancher dans une prise de courant conventionnelle pour recharger, sera étudiée sous toutes ses coutures par les chercheurs de l’Université Laval.

La fameuse batterie au lithium-ion a été installée sur une voiture hybride de type Prius, et a une autonomie de 70 kilomètres. «C’est un projet pilote pour l’instant et à l’automne, selon les résultats obtenus, nous allons progressivement introduire plusieurs véhicules pour constituer, après deux ans, une flotte», a expliqué Michel Gendron de la faculté des sciences de l’administration de l’Université Laval.

Jusqu’à 50 voitures du genre pourraient rouler sur les routes de la Vieille Capitale d’ici 2010. La ville de Québec a déjà fait savoir qu’elle se procurera très prochainement deux de ces voitures.

Efficacité

Les chercheurs veulent étudier plusieurs aspects du nouveau véhicule, mais surtout déterminer si elle peut devenir économiquement viable pour monsieur et madame tout le monde. «Nous voulons savoir si la performance est celle que l’on nous promet, et jusqu’à quel point on diminue l’émission des gaz à effet de serre. Finalement, nous étudierons le point de vue économique», a précisé Michel Gendron.

Selon ce dernier, il est réaliste de rendre ce véhicule économiquement viable, voire même moins cher que le prix actuel d’une Prius. Les batteries sont conçues par la compagnie EnerSys, le plus important fournisseur de batteries industrielles au monde. Les caisses Desjardins sont aussi partenaires dans l’étude. L’institution financière explorera la possibilité de développer un produit financier pour les consommateurs désireux de se procurer ce véhicule sur le marché lorsqu’il sera disponible.


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