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Recyclage des cellulaires
Composantes nocives récupérées |
Jessica Nadeau
03/04/2008 10h23 |
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Chaque année, quelque cinq millions de cellulaires sont vendus au Canada. Même s'ils sont encore en bon état, 90% de ces cellulaires sont envoyés au dépotoir après une durée de vie variant de un à trois ans.
Dans le cadre du Jour de la Terre, Quebecor appuie le programme Allô la Terre, qui vise à donner une deuxième vie à ces appareils ou à recycler leurs différentes composantes nocives pour l'environnement.
- Boîte de récupération
Le consommateur dépose son cellulaire dans une boîte de récupération qu'il peut trouver dans sa municipalité, dans son entreprise ou chez un détaillant de cellulaire.
- Premier tri
L'entreprise de recyclage fait un premier tri. Selon l'état de l'appareil et le modèle, certains téléphones peuvent être remis sur le marché après un nettoyage et quelques réparations mineures.
Environ 50% des téléphones peuvent être ainsi remis à neuf et réutilisés.
Ceux dont la vie utile est définitivement terminée sont recyclés.
- Pile retirée
La pile est retirée et prend le chemin d'une compagnie spécialisée dans la récupération des piles.
Les anciens modèles possèdent des batteries alcalines, souvent recyclées dans les pays sous-développés.
Les modèles plus récents sont munis de batteries au nickel-cadmium, qui a la plus grande valeur de récupération.
Les fabricants se dirigent de plus en plus vers les batteries au lithium, également récupérables.
- Cellulaires compactés
Le cellulaire passe dans la déchiqueteuse, après quoi il devient une masse compacte.
Lorsque le volume de cellulaires déchiquetés atteint 10 tonnes, le chargement est envoyé dans une fonderie, qui en récupère les métaux précieux.
- Combustion
Les cellulaires compactés sont brûlés à la fonderie.
Le plastique déchiqueté fond, ce qui permet de récupérer les métaux précieux, qui sont ensuite mesurés au poids.
- Métaux précieux
Le circuit imprimé et la carte mémoire ont la plus grande valeur puisqu'ils contiennent beaucoup de métaux précieux, notamment du cuivre, de l'argent et du palladium. Ils sont tous les deux plaqués or, et c'est l'or qui a la plus grande valeur pour les recycleurs.
Les métaux précieux sont remis sur le marché et serviront à fabriquer de nouveaux cellulaires et du matériel informatique.
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Jusqu’à 1000 composantes récupérables
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Lorsque le cellulaire est démonté manuellement, environ 96% de ses composantes peuvent être récupérées, à l'exception du clavier de caoutchouc, qui ne l'est toujours pas.
Malheureusement, personne au Québec ne pratique le démontage manuel. Pour des raisons de coûts, on favorise le déchiquetage, qui permet de récupérer, en poids, environ 75% des composés.
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