«Poinçonner» avec la main au travail

Lecteur optique - «Poinçonner» avec la main au travail

De plus en plus de grandes sociétés adoptent ce type d’appareils de lecture optique pour mieux contrôler les présences et les absences au travail de leurs employés. © Ingersoll Rand Security technologies


Yvon Laporte

Depuis les débuts de l’industrialisation, les grandes sociétés ont presque toujours procédé de la même façon pour vérifier la présence au travail de leurs employés. Des machines à poinçon étaient installées aux portes de l’usine et les employés devaient y insérer leur carte personnelle à l’arrivée le matin et le soir, à la sortie.

À plusieurs endroits aujourd’hui encore, c’est le même système qui est en vigueur, mais la technologie se raffine. Il n’y a tout simplement plus de cartes. L’employé ne fait que déposer son doigt ou sa main sur un lecteur optique et un ordinateur l’identifie, en enregistrant le moment de son entrée et de sa sortie.

Système populaire

Ce système est de plus en plus répandu. La compagnie Ingersoll Rand Security Technologies, qui se spécialise dans ce type d’équipement, dit en avoir vendu plus de 150 000 dans des restaurants Dunkin Donuts, McDonald, dans des hôtels Hilton et sur des bases militaires où de nombreux civils travaillent. Selon la firme de consultants International Biometric Group, l’industrie a vendu pour environ 635 M$ d’appareils de ce genre l’an dernier et prévoit atteindre le milliard d’ici trois ans.

Toutefois, cette nouvelle technologie irrite au plus haut point les différentes associations syndicales. Elles font valoir qu’il s’agit d’une étape de trop dans l’intrusion de la vie privée des gens (probablement en raison du fait qu’il faille fournir ses empreintes digitales). Les opposants estiment qu’il s’agit d’un système qui repose sur la non-confiance et qui, à la limite, pourrait servir à d’autres fins que l’enregistrement des présences et des absences.

Pour les grandes entreprises cependant, la situation est toute autre. Les économies avec un tel système sont énormes.

La Ville de New York, par exemple, affirme que le nouveau système lui fera économiser 60 millions par année puisque l’ordinateur fait maintenant tout le travail. Présentement, il faut un employé à temps plein pour chaque 200 travailleurs afin de traiter les présences et les absences. De plus, en raison des nouvelles possibilités de cette technologie, il est possible d’étendre ce système à des employés qui, historiquement, n’ont jamais eu à «poinçonner».


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