Nouveau système anti pirate de l’air en Israël

Security Code System - Nouveau système anti pirate de l’air en Israël


Yvon Laporte

Les Israéliens sont reconnus partout dans le monde comme étant des chefs de file en matière de sécurité aérienne. Et voilà qu’on apprend qu’ils ont inventé un nouveau système de sécurité, qui empêcherait des pirates de l’air de prendre les commandes d’un appareil et de faire comme ceux qui ont foncé sur les tours du World Trade Center en septembre 2001.

Le nouveau système, qui porte le nom de Security Code System (SCS) ressemble un peu à une carte de crédit sur laquelle on retrouve un clavier. À l’approche d’un aéroport, le pilote doit composer un code, pour prouver aux responsables que tout est normal dans l’appareil. Un pilote qui ne serait pas en mesure de composer le code en question ne pourra s’approcher de l’espace aérien israélien. Et si un appareil poursuivait sa route malgré tout, des chasseurs de l’armée de l’air pourraient décoller pour l’intercepter, et éventuellement, le détruire.

Selon le chef de la sécurité aérienne d’Israël, Dani Shenar, il s’agit d’un système très sûr: «Vous ne pouvez pas bluffer avec ce système. Il permet de s’assurer que l’appareil est piloté par la bonne personne et que tout est normal à bord. Il permet également aux responsables de savoir si des pirates de l’air sont en train de forcer le pilote à indiquer que tout est normal à bord».

Or en matière de sécurité, moins on en dit et mieux c’est! Et c’est justement ce que font les autorités israéliennes. Le système en question est en mesure de faire connaître s’il s’agit d’un détournement d’avion classique ou d’une prise d’otage par laquelle les pirates de l’air ont l’intention de faire écraser l’appareil, mais les explications s’arrêtent là.

Selon un journaliste de l’agence Reuters, qui a pu voir le nouveau système, il semble que l’appareil en question comporte aussi une espèce de microphone, nommé «Acoustic Signature», ce qui laisse croire que le système fonctionne en utilisant une technologie de reconnaissance vocale.

En somme, il s’agit d’un outil additionnel, pour tenter de contrer les actes de piraterie aérienne. Il sera mis à l’essai le mois prochain, auprès de compagnies aériennes des États-Unis, de l’Europe et de l’Afrique. Quelque 10 000 appareils du genre pourraient être utilisés par la suite, aux frais de l’état d’Israël.


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