Des camps de formation virtuels pour les terroristes

Internet - Des camps de formation virtuels pour les terroristes


Yvon Laporte

Des spécialistes en sécurité affirment que l’Internet est maintenant le moyen privilégié des organisations terroristes pour la formation de leurs membres. Il y aurait donc actuellement des camps de formation «virtuels» sur le Net.

Selon Gabriel Weimann, un expert en sécurité internet, les groupes terroristes comme Al-Qaida avaient l’habitude de former leurs recrues dans des camps secrets situés, entre autres, en Afghanistan. À son avis, ces camps sont maintenant situés dans le cyberespace.

Depuis plusieurs années, les groupes terroristes utilisent l’Internet pour leur propagande: promouvoir leurs idées, dénoncer des situations, menacer des gouvernements, etc. De nos jours, ils s’en servent pour la formation à distance.

«Ils enseignent à leurs recrues comment devenir des terroristes. Le groupe Al Qaida a mis sur pied un site Internet pratique, qui enseigne le maniement des armes, comment réaliser un enlèvement ou comment utiliser des fertilisants pour fabriquer des bombes» a déclaré M. Weimann, lors d’une conférence sur la sécurité Internet, cette semaine en Allemagne.

Et ce n’est pas tout. Des sites Web, en apparence inoffensifs, peuvent aider des personnes malintentionnées. C’est le cas de Google Earth, qui aide à localiser des points d’attaque.

M. Weimann, qui s’intéresse à ce domaine depuis une dizaine d’années a présenté une vidéo, dans laquelle on voit des jeunes reproduire les actes commis contre un entrepreneur américain en Irak, qui avait été fait prisonnier et à qui on avait coupé la tête avec un sabre.

Selon des données publiées en Allemagne, la criminalité sur Internet a augmenté de 40 pour cent au cours de la dernière année, dans tous les domaines (pornographie juvénile, crimes économiques, piraterie informatique, etc.). Plusieurs souhaiteraient que la police puisse avoir les moyens légaux de surveiller à distance les activités illégales sur le Net, mais les Allemands, comme d’autres, refusent de donner plus de pouvoirs aux organisations policières.


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