Se découvrir d'autres passions

Défi sans techno, jour 3 - Se découvrir d'autres passions

Le genre d’activités qu’on ne fait jamais… à moins de n’avoir que ça au programme. © Photo Pierre Vidricaire, Le Journal de Montréal

Jean-François Codère
Le Journal de Montréal

Privés de télévision, d'ordinateur et de jeux vidéo, nos participants au Défi sans écran ont rapidement dû s'improviser de nouvelles passions... Le ménage, par exemple?

«Sincèrement, quand tu reviens chez vous le soir, tu soupes, mais après tu fais quoi? s'est demandé Mathieu Lacombe dès le premier soir. J'ai lu le journal, mais après je ne savais pas. J'ai flâné dans la maison jusqu'à ce que je me décide à faire le ménage de ma chambre.»

Il a répété l'exercice pas plus tard qu'au sixième jour, le samedi. «Je suis allé acheter plein de trucs que l'on remet toujours à plus tard, comme des cintres, des bacs, un panier à linge sale, etc. Puis j'ai fait le ménage de fond en comble. J'ai fini à 23 heures.»

D'autres participants ont aussi eu l'occasion de tuer du temps en mettant un peu d'ordre. Jonathan Dupré, par exemple, a passé la matinée du mercredi à classer ses DVD. «C'est le genre d'affaires qui traînent et qu'on ne fait jamais.» À moins de n'avoir que ça au programme...

Peu aventureux

À l'exception d'une séance de jogging où Jonathan a rejoint son père, dès le premier soir, les participants n'ont essayé pratiquement aucune nouvelle activité au cours de leur semaine ou se sont, au mieux, tournés vers des activités apparentées.

Karl Latrémouille, par exemple, en grand amateur d'un jeu vidéo fantaisiste mettant en vedette des magiciens et des chevaliers, s'est tourné vers des livres du même genre. Il en a passé pas moins de cinq, de bon format, dans la semaine.

Adélaïde et Claudia, elles, se sont régulièrement tournées vers la confection de bijoux et même vers les soins de beauté.

Ce manque de goût pour l'aventure ne surprend pas Mario Asselin, un ancien directeur d'école qui suit de près l'utilisation des technologies par les plus jeunes.

«Un jeune de 12 ans qui n'a jamais joué au tennis de sa vie mais qui se retrouve privé d'autres activités va peut-être aller jouer, parce que ça ne lui fait pas peur de découvrir quelque chose de nouveau, de partir à zéro.

«Mais à partir d'environ 17 ans, un jeune adulte va être moins tolérant si on le plonge dans une situation où il n'est pas performant. Il deale moins bien avec ça.»


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