Vous côtoyez peut-être déjà plusieurs points d'accès sans fil sans même le savoir. Ce sont ces endroits en ville où l’on peut se connecter gratuitement à Internet, sans se sentir pirate pour autant. C'est l’organisme Île sans fil qui permet cette fabuleuse connexion.
Île sans fil est un organisme à but non lucratif qui travaille depuis trois ans à développer une infrastructure de communication gratuite à travers la ville. Plusieurs cafés, restaurants, bars et parcs sont maintenant membres d’ISF et fournissent ainsi Internet gratuitement à leurs clients, grâce à la technologie WiFi Dog, un logiciel créé par les pionniers d’Île sans fil.
ISF compte déjà 40 000 usagers. Plusieurs d'entres eux n'ont carrément pas Internet à la maison et utilisent le café du coin - qui offre gratuitement Internet - comme bureau de travail.
Pour avoir la connexion, les commerçants doivent acheter l’équipement WiFi, au prix d'environ 100 $, et payer les frais d’adhésion à Île sans fil de 50 $ par année, ce qui couvre l’installation et l’entretien technique. Des coûts minimes qui font la popularité d’Île sans fil auprès de ses clients.
«Des milliards en capital de risque ont été investis dans différents projets de réseaux sans fil un peu partout dans le monde, mais il n’y a pas grand chose qui en est resté. Nous, nous avons survécu parce que nous avons un modèle d’affaires fonctionnel. Oui, ça nous fait moins de revenus directs, mais ça fait beaucoup plus d’usagers», explique Benoit Grégoire, un membre actif d'ISF.
ISF est entièrement gérée par des bénévoles, des passionnés d'informatique de tous âges. «Aussitôt qu'un nouveau point d'accès est branché, ça me donne un rush, ça me rend heureux. Je suis vraiment un geek né!», raconte Jeff Schallenberg, ingénieur à Île sans fil.
Grâce à Île sans fil, Montréal se classe parmis les cinq villes les plus branchées du monde, en termes de connexions Internet communautaires. L'organisme espère qu'Internet deviendra un jour partie intégrante de la structure urbaine de Montréal.