On peut se désintoxiquer des jeux vidéo ailleurs dans le monde, mais pas au Québec

Isabelle Maher
Le Journal de Montréal

Des cliniques de désintoxication pour gamers ont fait leur apparition aux États-Unis, en Asie et en Europe.

Passer vingt heures par jour à tirer sur des gens, à viser leur tête, à rouler sur des maisons à bord d'un tank... L'expérience peut finir par perturber même le plus solide gamer.

C'est dans des univers virtuels de ce genre qu'évoluaient les patients d'un centre de traitement des dépendances d'Amsterdam avant d'y être admis.

Au programme : mise en forme, méditation, thérapie de groupe et conférences obligatoires.

On retrouve des cliniques de désintoxication semblables à Pékin et aux États-Unis.

Tout comme s'il s'agissait d'un sevrage d'alcool ou de drogue, ceux qui sont en traitement n'ont plus accès au moindre ordinateur et on leur confisque bien sûr leur Game Boy.

Arrachés de leur console par leurs parents

Certains viennent d'eux-mêmes, d'autres ont été arrachés de leur console par leurs parents, complètement impuissants devant cette nouvelle forme de dépendance.

On y entend des histoires comme celle de ce patient qui ne se levait même plus de sa chaise pour aller aux toilettes et qui urinait dans une bouteille pendant qu'il jouait.

Après des heures et des heures passées devant leur ordinateur, certains ne mangeaient plus, ne dormaient plus, avaient perdu du poids et des amis.

La plupart expliquent leur dépendance par le besoin d'échapper au stress quotidien.

Leur défi après la thérapie : apprendre à utiliser un ordinateur sans perdre la carte.


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