La télévision et l'imprimé, qui récoltent normalement la plus large part de ces budgets, sont les deux premiers à être affectés, selon M. Cormier.
Internet accapare maintenant environ 5 % des placements publicitaire, selon lui.
«Nos revenus commencent à augmenter, mais nous sommes encore très loin de la parité avec la télévision et c'est normal, estime Patrick Pierra, de Branchez-Vous. Il y a une certaine inertie et des habitudes à briser chez les annonceurs.»
On commence toutefois déjà à regarder du côté d'Internet pour expliquer certaines difficultés vécues par le monde de la télévision.
Des victimes
Plusieurs l'ont fait récemment dans le débat récent entourant la disparition des téléséries les plus coûteuses des ondes de la télévision québécoise.
La fabrication de contenus segmentés pour des marchés spécifiques, une tendance de plus en plus grande, est une formule qui convient beaucoup mieux à Internet qu'à la télévision, note Michel Trudeau, des Productions Aetios.
«C'est difficile de faire des émissions de télévision pour les 7 à 77 ans. Le marché de la télévision est de plus en plus segmenté et plus on segmente, plus les budgets pour chaque production sont restreints.» La télévision étant beaucoup plus coûteuse qu'Internet, elle en souffre, juge-t-il.