Un sondage effectué par Le Centre francophone d'informatisation des organisations (CEFRIO)a tenté de déterminer la place que prend internet dans la vie des ados québécois.
Délaissent-ils les médias traditionnels au profit du Web; regardent-ils moins la télévision, parlent-ils moins au téléphone, lisent-ils moins de livres?
L’enquête NetAdos 2004, initiée par le CEFRIO en collaboration avec Léger Marketing trace aussi un portrait sociodémographique de cette génération qui transformera profondément les domaines de l’éducation, du travail et de la consommation.
«Au chapitre des surprises, NetAdos nous révèle que contrairement à ce que véhicule la croyance populaire, les plus grands utilisateurs d’Internet (plus de 10 heures/sem.) ne négligent pas pour autant les médias ou les activités culturelles jugées plus traditionnelles», déclare Éric Lacroix, directeur au CEFRIO.
«Ces derniers sont, en effet, de plus grands cinéphiles que les plus faibles utilisateurs du Web,de plus grands adeptes de concerts et de spectacles et de plus grands amateurs de théâtre.»
En outre, l’enquête nous apprend que les utilisateurs plus intensifs d’Internet sont aussi de grands consommateurs de médias.
Toutefois, bien que la télévision demeure le média favori des ados québécois qui y consacrent en moyenne 9,5 heures par semaine, on peut voir qu’internet gagne rapidement du terrain (8 h/sem.). De plus, 59 % des ados déclarent que s’il leur était retiré, l’accès domestique au Net leur manquerait.
La génération Internet
Les 12-17 ans sont les plus grands utilisateurs d’internet au Québec: 89% d’entre eux s’en servent régulièrement contre 58% des adultes. Ils consultent des outils de recherche (92 %), communiquent par courriel (79 %), naviguent sans but précis (74 %), clavardent (72 %), visitent des sites reliés à des films, des émissions de télé (65 %), s’échangent de la messagerie instantanée (64 %) ou encore jouent en ligne (61%).
Faire tomber un cliché
«Souvent perçu comme étant très populaire chez les jeunes, le téléchargement de musique en ligne ne se classe pourtant qu’au 9e rang de leurs activités virtuelles préférées, fait remarquer Éric Lacroix.
Dans les faits, seulement la moitié des adolescents internautes s’y adonnent. Et ce pourcentage chute à 25 % lorsqu’il est exclusivement question de musique québécoise. «Nous sommes donc loin d’un piratage à grande échelle de la musique québécoise.»
Autre donnée intéressante: les jeunespréfèrent naviguer en français. Ainsi, plus de la moitié des ados visitent une majorité de sites francophones alors que près du tiers d’entre eux fréquentent davantage de sites en anglais.
Le Centre francophone d'informatisation des organisations (CEFRIO) a été fondé en 1987. Le CEFRIO veut favoriser l'application des résultats de la recherche pertinente dans les organisations, transférer les savoirs et les savoir-faire stratégiques les plus utiles et diffuser l'information liée à notre domaine d'expertise.