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Internet fait exploser les ventes de médicaments sur ordonnance

Marie-Ève Fournier - Journal de Montréal
27/05/2004 09h13 

Malgré Internet et l’abondance des infopublicités à la télévision, les ventes au détail à l’extérieur des commerces traditionnels n’ont augmenté que de 4,2 % en 2002.

Internet, infopublicités, télémarketing, machines distributrices, porte à porte, démonstrations à domicile… Les méthodes de ventes à l’extérieur des magasins sont nombreuses, mais elles arrivent difficilement à faire leur place.

Selon une étude de Statistique Canada dévoilée hier, les ventes hors magasins ont atteint 11,2 G$ en 2002. Cela ne représente que 3 % de l’ensemble des ventes au pays.

« Avec l’arrivée d’Internet, les gens s’attendaient à ce que les magasins traditionnels perdent du terrain, mais notre enquête conclut que ce n’est pas le cas », a expliqué au Journal le responsable de l’étude, Serge Gervais.

Médicaments sur le Web
Les ventes d’articles de santé et de soins personnels ont toutefois connu une hausse fulgurante de 62,3 % pour atteindre 1,13 G$. « L’augmentation provient principalement de la vente par Internet de médicaments sur ordonnance aux Américains », note M. Gervais, rappelant que ces ventes étaient négligeables en 2001.

« Il faut encore s’attendre à une hausse en 2003, alors qu’il pourrait y avoir une stabilisation en 2004 », prévoit-il, parce que les compagnies pharmaceutiques américaines font pression pour que ça arrête.

« Un gros pourcentage de ces ventes provient certainement du Manitoba », note Annick Mongeau, porte-parole de l’Association québécoise des pharmaciens propriétaires. Elle rappelle qu’ici, le pharmacien doit obligatoirement entretenir une relation personnalisée avec le patient, ce qui n’est pas possible avec Internet.

Dans les autres provinces, les lois sont différentes. « Au Québec, le pharmacien n’est pas un distributeur de médicaments », insiste Mme Mongeau.

Distributrices
L’étude révèle également que les ventes par le biais des machines distributrices ont augmenté de 0,8 % en 2002 par rapport à 2001. Le bénéfice d’exploitation de leurs propriétaires a toutefois diminué de 2,8 M$. « L’introduction des nouvelles pièces de 25 ¢, l’année précédente, pourrait avoir causé une augmentation de leurs coûts », explique M. Gervais.

Les ventes de carburant ont par ailleurs diminué de 0,4 % parce que le prix du mazout avait baissé. Celles des services ont augmenté de 4,8 %.






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