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Creative Suite Premium d’Adobe, un 1 600 $ bien investi

Nelson Dumais - Collaboration spéciale - Journal de Montréal
28/01/2004 11h01 

Avant de vous parler de Creative Suite Premium, un fabuleux coffret signé Adobe, j’ai longuement réfléchi. Je me suis dit qu’il me faudrait une fichue bonne raison pour vous proposer un logiciel à 1 600 $ CA, ce qui est le prix d’un ordinateur, Mac ou PC, passablement bien équipé. Or, j’en ai trouvé une.

Vous êtes graphiste, professionnel ou amateur, et vous recherchez une solution logicielle complète soit pour vous lancer en affaires, soit pour vous doter d’un merveilleux passe-temps ? Si c’est votre cas, si vous disposez d’un PC ou d’un Mac assez bien garni (G4 ou P4 avec 1 Go de RAM) et si investir 1 600 $ ne vous fait pas peur, allez vous acheter la Creative Suite Premium, la réponse d’Adobe au coffret StudioMX 2004 de Macromedia (1 200 $).

Photoshop, la porte d’entrée

Je vous parle ici des toutes dernières versions de Photoshop, Illustrator, InDesign (un logiciel que les vieux rats de papier comme moi adorent), GoLive, Acrobat Professional et Version Cue (un nouveau produit qui facilite la gestion de fichiers). Si vous possédez une version antérieure de Photoshop, vous pouvez acheter la mise à niveau de Creative Suite moyennant quelque 1 000 $.

Vous pouvez également opter pour une version sans Acrobat et GoLive, laquelle ne coûte alors que… 1 300 $.

La beauté, c’est qu’il ne s’agit pas d’une bête panoplie de produits placés à la queue leu leu sur quatre CD-ROM. Adobe les a intégrés mieux que jamais, un peu comme les composantes de Microsoft Office, et leur fait partager certaines technologies essentielles, telles Color Engine ou OpenType. Si cela nous y fait perdre un peu en vitesse, on y gagne en facilité. De plus, n’importe quelle application peut désormais ouvrir et gérer des fichiers PSD (Photoshop), AI (Illustrator) et PDF (Acrobat). L’interface de chaque logiciel a été retravaillée afin qu’on ait la même sensation d’un produit à l’autre. Si le résultat n’est pas parfait, l’effort a été remarquable.

Photoshop CS est un peu la porte d’entrée de la Creative Suite, Adobe lui ayant amélioré ses capacités de gestion de fichiers, de navigation visuelle (ici, les développeurs ont mis le paquet) et ses talents de touche-à-tout graphique.

Idem pour le populaire plugiciel (plug-in) Camera RAW (images brutes) : il a été intégré. En outre, l’évolution des couches (layers) dans la conception d’un document est désormais mise en mémoire. Et ainsi de suite, les nouveautés sont très nombreuses.

Illustrator, InDesign et GoLive

Pour sa part, Illustrator CS fait un grand saut en avant et devient capable de travailler en 3D. Il était grand temps, direz-vous ! Nos beaux dessins AI peuvent désormais tournoyer et prendre du volume. Ils deviennent, si on le veut, des objets réutilisables, des objets sur lesquels on peut appliquer des textures ou des effets à la sauce FreeHand. C’est Monsieur Macromedia qui ne doit pas être content ! Surtout qu’un enfant peut maintenant prendre plaisir à jouer avec Illustrator ! Je vous jure.

InDesign CS, c’est la revanche du couteau à mastic ! Né de PageMaker (duquel il est finalement devenu une édition très, très évoluée tout en conservant la même simplicité de manœuvre), InDesign CS constitue une menace sérieuse à QuarkXPress, un logiciel dont l’arrogance du fabricant a l’heur de mettre ses utilisateurs en rogne. On se souvient que Quark avait fait disparaître PageMaker des milieux de production professionnelle. Le fait qu’InDesign soit intimement lié à Illustrator et à Photoshop tout en offrant la gamme complète des fonctions de mise en page professionnelle explique cette nouvelle réalité de marché.

Quant à GoLive, il demeure un éditeur HTML fortement axé sur la présentation graphique. Si, encore ici, sa grande intégration dans Photoshop est un atout, les utilisateurs de FrontPage (Microsoft) ou de Dreamweaver (Macromedia) ne se sentiront pas incités à migrer, même si, par exemple, GoLive offre une méthode plus simple pour se fignoler des fichiers CSS (stylesheet). Entre autres.

En un mot, voilà une panoplie de produits costauds, mieux intégrés que jamais, gavés de nouveautés et autosuffisants dans un contexte de production graphique. Mettons qu’il y a des 1 600 $ moins bien investis !






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