Poly: des robots qui jouent au soccer

Caroline Touzin - Journal de Montréal

Pendant que des robots découvrent la planète Mars, d’autres s’entraînent à jouer au… soccer.

Un étudiant de l’École Polytechnique de Montréal, passionné de robotique, est en train de mettre sur pied une équipe de joueurs de soccer humanoïdes.

Julien Beaudry, avec plusieurs de ses collègues et l’un de ses professeurs, a imaginé des robots qui devraient pouvoir battre l’équipe championne mondiale de soccer d’ici… 2050.

Ses machines n’ont rien des joueurs de soccer

conventionnels, ni jambe ni bras. Ils arrivent toutefois à compter des buts et même à récolter un carton rouge (carton de punition au soccer). Même la légendaire star de ce sport, Pelé, aurait envié les robots-joueurs pour leur vision de 360 degrés.

Sans utilité?

«En concevant un système multi-robots autonome capable de jouer au soccer, on fait face aux problèmes les plus difficiles de la robotique», explique Julien Beaudry. Selon lui, ce qu’il développe en fabriquant ses robots sera utile pour résoudre des problèmes auxquels les ingénieurs font face pour envoyer des robots sur Mars, par exemple.

Son groupe Robofoot sera la première équipe québécoise à participer à la Coupe du monde de robots footballeurs, la Robocup. L’édition 2004 se tiendra cet été au Portugal, à deux pas des éliminatoires de l’Euro 2004, le championnat européen de soccer.

«On vise de se classer parmi les cinq premières équipes», lance, déterminé, l’étudiant à la maîtrise. Il croit que la compétition sera forte. Une vingtaine d’équipes prendront part à la Coupe, dont les puissants Japonais.

Modèle à suivre

Le jeune Étienne Provost-Tanguay, 12 ans, était béat d’admiration devant la partie de soccer d’humanoïdes qui se jouait devant ses yeux. Le groupe Robofoot faisait une démonstration de ses créatures durant la journée Portes ouvertes de l’École Polytechnique qui se déroulait hier.

«Je suis impressionné de voir les robots jouer tout seuls», affirme l’enfant qui rêve d’être ingénieur. Il a déjà construit lui-même un robot qui ressemble «un peu» à ceux de Julien Beaudry.


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