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MacOS X 10.2: la panthère vient relever le jaguar!

Nelson Dumais - Collaboration spéciale - Journal de Montréal
12/11/2003 07h46 

Si vous vous achetez un nouveau Mac, il est probable que le système d’exploitation inclus soit le MacOS 10.3, une version qu’Apple lançait le 24 octobre dernier sous le nom de Panther et qu’elle revend depuis 179 $CA (279 $ pour une licence de 5 ordis).

Les vétérans du MacOS y trouveront des améliorations et des nouveautés qui sauront peut-être leur plaire. Quant à ceux pour qui il s’agira d’un premier Mac, ils constateront que tout y est très rapide, que l’interface utilisateur relève du gros bon sens et qu’ils n’ont besoin d’acheter aucun logiciel pour pouvoir s’adonner aux activités qui les intéressent.

Puisque dans mon réseau Windows XP j’ai la chance de disposer d’un gros Mac, je me suis fait un devoir d’installer la bête dès sont apparition à Montréal la semaine dernière. En fait, j’ai profité de la nouvelle façon qu’a désormais le MacOS de rendre l’information accessible, pour faire un sérieux ménage dans cet ordinateur.

C’est que « Panther » est une mise à niveau importante de « Jaguar », la version 10.2 du MacOS, une réalité que ne reflètent toutefois pas ces patronymes exotiques. Il y a même confusion. En effet, parmi les 26 espèces de félins, la panthère n’est pas un jaguar qui a évolué. Ce gros minou constitue plutôt une famille en soi dont les deux grandes variantes sont le léopard (panthère africaine) et le jaguar (panthère américaine).

Nombreuses nouveautés En fait, le MacOS 10.3 comporte 3 fois plus de nouveautés et d’améliorations par rapport à la version 10.2 que celle-ci n’en comptait par rapport à la 10.1 (laquelle ne portait pas de nom de… chat). Et si j’ai pu en vérifier un bon nombre, la plupart me sont passées inaperçues. Elles se tapissent en effet sous le capot et feront probablement frémir de plaisir les amateurs de UNIX. On y retrouve par exemple les commandes et les bibliothèques X11 typiques au FreeBSD.

Une fois l’installation des 3 CD de Panther terminée, un premier constat s’impose avant même de pouvoir remarquer les changements dans l’interface : tout se passe plus vite qu’avant. Ainsi, dans mon cas, entre le moment où je mets le Mac sous tension et celui où il m’est possible de taper mon mot de passe, il ne me faut plus que 22 secondes, dont 15 nécessaires aux routines internes du Mac, le bon vieux POST (i.e. l’écran noir préalable à celui de la pomme grise alors que le système d’exploitation commence à se charger).

Autre exemple : puisque j’ai indexé mes deux disques rigides (total de 200 Go), il ne faut plus au système que 6 secondes pour retrouver toutes les incidences d’un même mot dans les 2 disques. Quant à la navigation sur le WWW, mon gros G4 est désormais aussi vite que n’importe lequel de mes PC sous Win XP. Alléluia !

Côté interface, 3 ajouts sympas méritent qu’on s’y attarde. Apple a revu le design des fenêtres. Elle a notamment ajouté un casier à l’extrême gauche où il est possible, d’un seul clic, d’aller partout où l’on veut sur ses disques. Autre trouvaille qu’adoreront ceux qui tendent à ouvrir tellement de fenêtres qu’ils finissent par ne plus s’y retrouver, la fonction « Exposé » permet de présenter toutes les fenêtres ouvertes, côte à côte sur le Bureau, en format timbre poste. Il suffit d’appuyer sur la touche F9.

Enfin, la gestion des utilisateurs n’a jamais été aussi simple. Leur liste est disponible en tout temps dans le coin droit supérieur de l’écran. On clique, on choisit son nom, on entre son mot de passe, on appuie sur Enter et, zou ! l’écran tourne à 90 % à la manière d’un cube.

Plus rapide que jamais Côté réseau, jamais l’installation de ma LaserJet 5 ne m’a semblé aussi simple. Je n’ai même pas eu besoin des logiciels de HP. Par contre, malgré ce qu’on m’a démontré chez Apple, la fonction de mise en réseau m’est apparue plus compliquée que jamais. Même si l’interface nécessaire a été dépouillée pour rendre l’opération plus simple, j’en ai arraché au point de regretter les jours bénis de Jaguar.

J’ai même dû télécharger Sharepoint (un gratuiciel) pour m’assister. Et même là, je ne suis pas parvenu à faire reconnaître mon groupe de travail au gros Mac.

Il y en aurait encore à dire, mais faute d’espace, en ces pages, je vous recommande d’aller sur le site Web d’Apple Canada (www.apple.com/ca/fr/macosx) pour en savoir plus.






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