Hourtin, France — Jean-Sébastien Bouchard ne pêche pas par manque d’ambition. Le directeur général d’Opossum a un nouveau bébé dans les bras et il le voit déjà à l’âge adulte.
Née officiellement le 4 août dernier, cette nouvelle boîte se veut avant tout un service de consultation sur l’intégration des technologies de l’information dans l’apprentissage.
«On veut devenir un centre de coordination, explique
M. Bouchard. […] On veut aider les profs à mieux enseigner et les élèves à mieux apprendre. On veut aussi aider les entreprises à améliorer leurs outils de formation.»
La petite histoire d’Opossum a commencé à Hourtin… l’an dernier. Alors patron de la maison d’édition de manuels scolaires Le Griffon d’argile, Jean-Sébastien Bouchard était venu pour parler éducation.
iXmédia
«Mais l’entreprise était à vendre, alors je suis resté un peu en retrait», glisse-t-il.
M. Bouchard s’est cependant lié d’amitié avec les représentants de iXmédia, Clément Laberge et Carl-Frédéric De Celles, pendant le séjour.
«On a décidé qu’on allait travailler ensemble dans le train entre Bordeaux et Paris», se souvient M. Bouchard. Un an plus tard est née une société sœur dont les locaux sont collés à ceux de iXmédia sur le boulevard Saint-Joseph, à Québec.
Et les affaires vont déjà très bien. L’entreprise a déjà décroché trois gros contrats. «On a réalisé 80 % du chiffre d’affaires prévu pour notre première année.»
Clientèle
Opossum veut d’abord vendre ses services aux musées et à toutes les branches du réseau de l’éducation québécoise.
Éventuellement, on voudrait cogner à la porte d’organismes internationaux comme l’UNESCO. «On veut des contrats de grande envergure, ajoute Jean-Sébastien Bouchard. On préfère avoir trois gros contrats que 15 petits. On veut projeter l’image d’un service de haute gamme parce c’est réellement ce qu’on offre.»
L’homme d’affaires de
31 ans ajoute que si l’équipe d’Opossum est jeune, elle est cependant expérimentée. «On a de forts liens en éducation et dans l’édition et on a à notre fiche de belles réalisations.»
Pour le moment, l’entreprise espère tirer des marrons du dernier feu du Fonds Jeunesse du Québec. Cet argent servirait, entre autres, à créer huit emplois à temps plein (au lieu de trois) d’ici 2006.
«Nous ne voulions pas de capital de risque, car on ne veut pas diluer l’actionnariat. On est capable de démarrer sans subvention, la preuve étant qu’avec les contrats signés, on a déjà un profit cette année. Mais cet argent nous permettrait de nous développer plus rapidement. »