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Piratage logiciels: 2 poids, 2 mesures

Canoë 
14/04/2003 11h10 - Mise à jour 14/04/2003 11h16

Plus de la moitié des canadiens (52 %) considèrent que le vol d'un logiciel pour usage personnel est acceptable. Pourtant, un pourcentage plus élevé de la population estime qu'il ne devrait pas être permis aux entreprises de pirater des logiciels.

C'est ce qu'a dévoilé un sondage du Centre de recherche Décima publié aujourd'hui. En fait, 70 % des canadiens s'opposeraient à travailler au sein d'une entreprise qui utilise des copies de logiciels non autorisées.

Le sondage dévoile également que la plupart des gens considèrent que le piratage informatique est une offense moins grave que de voler des articles de bureau, inclure de fausses données dans un curriculum vitae ou de garder la monnaie de trop lors d'un achat quelconque. Le sondage mené auprès de 1 156 personnes a été réalisé, pour le compte de l'Alliance canadienne contre le vol de logiciels (ACCVL), par Décima, à la fin du mois de décembre 2002.

«Il existe un écart troublant entre ce que les gens estiment être permis aux entreprises et ce qui est acceptable pour eux», souligne Jacqueline Famulak, présidente de l'Alliance canadienne contre le vol de logiciels. «Même si les Canadiens et Canadiennes reconnaissent que le piratage informatique est illégal dans les entreprises et constitue un manque d'éthique, ils doivent aussi comprendre clairement que la reproduction illicite de logiciels est tout aussi inacceptable au niveau personnel.»

Le taux de piratage informatique au Canada, qui se situait à 38 % en 2001, a résulté en pertes de salaires de 2 milliards de dollars, 289 millions de dollars en pertes de ventes au détail d'applications logicielles d'affaires et la perte de plus de 32 000 emplois. Ces données sont extraites d'une étude indépendante réalisée par l'International Planning and Research Corporation (IPR).

Parmi d'autres comportements des Canadiens et Canadiennes à l'égard du vol de logiciels identifiés par ce sondage, on peut citer notamment:

  • Environ une personne sur cinq (19 %) admet avoir copié, à l'occasion ou à plusieurs reprises, des logiciels sans autorisation
  • Même si trois quarts (75 %) des répondants admettent que la reproduction non autorisée de logiciels «a quelque chose de pas correct», un peu moins de la moitié (44 %) estiment que le piratage informatique «n'est pas grand chose».

Parmi les raisons pour lesquelles les Canadiens et Canadiennes s'opposent au piratage informatique, on peut citer notamment:

  • La possibilité de se retrouver avec des virus qui peuvent endommager leurs ordinateurs (77 %).
  • L'impact négatif du piratage informatique sur l'économie et l'emploi (71 % s'entendent pour dire qu'il s'agit d'un facteur de dissuasion).

Quant aux personnes qui dénonceraient le piratage informatique, deux sur trois (65 %) dénonceraient leur employeur et quatre sur cinq (86 %) seraient plus susceptibles de faire part de cette situation au service de TI de l'entreprise.

Ce que pensent les services de TI sur le piratage informatique:

  • 83 % des décideurs en matière de TI estiment que le piratage informatique n'est pas correct.
  • 51 % estiment que les coûts infligés à l'économie canadienne sont un facteur de dissuasion.
  • 48 % considèrent que les pénalités qu'entraîne le piratage informatique affectent la décision de copier des logiciels sans autorisation.

Le sondage a été réalisé entre le 13 et le 22 décembre 2002. La marge d'erreur est de ± 2,9 %.




Pour en savoir plus ...
•  Alliance canadienne contre le vol de logiciels (CAAST)(Site partiellement bilingue)





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