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Galileo obtient une injonction contre Softvoyage

Alain Bisson - Journal de Montréal
12/02/2003 16h28 

L’américaine Galileo International et la montréalaise Softvoyage se crêpent le chignon au sujet d’un logiciel destiné aux agences de voyages.

L’entreprise américaine a remporté la première manche de la bataille avec l’émission d’une injonction provisoire contre Softvoyage, vendredi dernier.

Softvoyage a mis au point un logiciel pour lequel Galileo a obtenu une licence exclusive d’un an, en juin 2000, en échange du versement de 600 000 $US.

Selon la requête présentée par Galileo, la société a aussi versé 1 M$ US pour s’assurer que Softvoyage ne lui livre pas concurrence au cours des deux années suivant l’échéance de l’entente de licence, à la fin août 2001.

Au cours du mois suivant, Galileo a choisi de ne pas exercer son option de faire l’acquisition du logiciel.

Or, se plaint Galileo, le logiciel de Softvoyage est offert aux agences de voyages depuis au moins janvier 2003 par une troisième entreprise, PC Voyages 2000.

«Il est inconcevable que Softvoyage […] accepte de ne pas concurrencer Galileo, en échange d’un paiement de 1 M$ US, et qu’il lui soit permis de concurrencer indirectement Galileo […] par le biais d’une tierce partie», écrivent les procureurs de la société américaine.

Softvoyage conteste cette interprétation du contrat liant les deux entreprises et soutient que son logiciel peut être distribué par une autre entreprise.

Selon l’avocat de la firme montréalaise, Pierre Gagné, l’injonction provisoire émise par le Cour supérieure interdit à Softvoyage de distribuer elle-même le logiciel, ce qu’elle ne fait pas.

Une autre audition, cette fois pour une requête d’injonction interlocutoire, aura lieu lundi prochain.

Les représentants de Galileo, Osler, Hoskin & Harcourt, n’ont pas voulu faire de commentaires.






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