Rappelez-vous le premier branchement par modem câble/DSL à haute vitesse pour vous connecter à Internet, la rapidité des téléchargements quasi instantanés, les gros fichiers qui s’envolent littéralement dans le cyberespace. Bref, rien à voir avec les maigres 56 kbit/s de la ligne téléphonique.
Et bien, on s’apprête à faire de même en sans fil, avec «nos» prochains cellulaires.
De 9,6 kbit/s, la vitesse des communications numériques — celle des données, car la portion voix reste inchangée à 9,6 kbit/s — est passée, il y a peu, à près 56 kbit/s en GPRS, autrement appelé 2,5G.
Nous voilà donc au début du 3G, ou de la norme UMTS pour «Universal Mobile Telecommunication System», ou, en français, système universel de télécommunication avec les mobiles, lequel prévoit des transmissions de l’ordre de 177 kbit/s.
Petit problème, les piles
Il y avait cependant un hic dans toute cette quincaillerie: les piles. Il fallait pour ces nouveaux gadgets des piles plus endurantes que celles qu’on trouve dans votre cellulaire actuel.
Car il ne faut pas l’oublier, votre mobile 3G demeure en permanence branché à Internet. Les gens d’affaires équipés d’ordinateurs portables en savent quelque chose.
Maintenant que les mobiles (les ingénieurs les nomment plutôt «terminaux») sont équipés de piles plus puissantes et endurantes, il ne reste plus qu’à attendre que les opérateurs de téléphonie cellulaire réinvestissent et mettent à jour leurs réseaux.
D’où viendra le contenu?
Il existe près de 2 millions de développeurs sur la planète qui écrivent et mettent au point des applications en langage informatique Java, dont une bonne partie va se tourner vers le marché des applications sans fil.
Un potentiel de 1,2 milliard d’utilisateurs-propriétaires de mobiles qui est appelé à prendre de l’expansion au fur et à mesure que les réseaux se modernisent et qu’on remplace les portables.
C’est par son programme pour développeurs MotoCodec que Motorola compte offrir le contenu pour desservir tous ces nouveaux mobiles à la sauce 3G.
Ce plan est assez simple mais astucieux car différent de celui que l’on connaît pour télécharger des applications depuis Internet.
On choisit sur le site Internet de son choix les jeux et applications désirés. Une fois la transaction effectuée, l’application est directement téléchargée dans son
portable cellulaire, sans passer par son ordinateur.
Le propriétaire et développeur de contenu n’aura à facturer que quelques dollars pour son application ou jeu. L’opérateur cellulaire, lui, sera payé selon le volume d’octets qui auront transité par son réseau. Ce qui peut nous garantir des prix bas mais, en même temps, une absence quasi complète de piratage-duplication par ordinateur interposé.
Motorola compte sur la compagnie 4thpassMas pour offrir à chacun le contenu multimédia adapté à chaque type de cellulaire.
Pour faire suite à la chronique de la semaine dernière, voici les derniers terminaux Motorola qui nous ont été présentés à Shanghai, en Chine, au début de janvier.