Plusieurs d’entre vous ont attrapé la piqûre de la vidéo après avoir acheté un caméscope numérique. Tenez-vous bien car la vidéo en mode cinéma 24p va chambouler bien des choses, autant chez l’amateur qui désire passer à une caméra professionnelle qu’au sein de l’industrie, aux prises avec de multiples normes.
Ce qui rend cette caméra Panasonic MiniDV AG-DVX100 aussi particulière, c’est qu’elle met à la portée de tout amateur ou du professionnel non seulement une vidéo de qualité, mais aussi le tout nouveau mode cinéma de 24p, soit 24 images/seconde en balayage progressif, par opposition à l’entrelacé. Avant de parler de cette caméra, un rapide survol des enjeux et tendances s’impose.
Le monde de l’image vidéo est depuis longtemps divisé en deux camps: le balayage entrelacé qui domine en télévision avec son standard NTSC (comme votre télé), soit une demi-image chaque 60e de seconde ou, si vous préférez, une ligne sur deux est affichée à l’écran, d’où une largeur de bande et des coûts réduits; puis le balayage progressif du monde informatique qui ressemble beaucoup au film parce que chaque image est affichée intégralement, comme au cinéma ou sur l’écran de votre PC ou Mac préféré, même si cela exige une bande passante plus élevée.
Si vous êtes allé vous balader dans les boutiques d’électronique au cours des derniers mois, vous avez certainement constaté que la postproduction (informatique) et les appareils de diffusion (nouveaux téléviseurs et projecteurs) sont compatibles au mode progressif, en plus de l’entrelacé. Le progressif permet en outre une présentation infiniment plus nette du texte et des effets de mouvement.
C’est sans compter la FCC, le CRTC américain, qui a ouvert à la concurrence pas moins de 18 formats, tous standards confondus. Et qui préfère laisser le marché décider à sa place.
Le 24 images/s progressif
Le balayage progressif de 24p possède deux grandes qualités: d’abord, établir un format maître, la bande originale ou maîtresse de laquelle le producteur va pouvoir convertir en autant de formats qu’il veut, peu importe les marchés, haute définition, SECAM, PAL, NTSC, France, États-Unis, Europe, et ce, sans aucune perte; ensuite, les coûts vont considérablement baisser en postproduction et bien des frustrations vont s’envoler.
La caméra Panasonic MiniDV en main
Ce n’est pas le genre d’appareil qu’on apporterait en voyage, mais sachez que ce n’est pas l’envie qui manquerait, si c’était le cas. Mais la bête a de quoi s’imposer.
D’abord, une lentille de grand renom, Leica Dicomar, ajustable tant manuellement (bague zoom de style broadcast) qu’électriquement, avec une longueur focale de 10x optique (zoom), soit l’équivalent en 35 mm d’un véritable grand angle de 32,5 mm jusqu’à 325 mm en télé. Ouverture maximale: f1,6. Le tout secondé d’un stabilisateur optique guidé par capteurs et moteurs gyroscopiques, qui, rappelons-le, est le seul apte à compenser efficacement les tremblements, surtout en téléobjectif, par opposition au stabilisateur numérique.
En visée, les deux habituels écrans, l’un ACL de… 3,5 po — immense et limpide — de 200k pixels, et le viseur électronique (180k pixels) surclassent par cinq la concurrence, en tout cas, parmi tous les exemplaires que j’ai pu examiner jusqu’à présent.
Si, de prime abord, les dimensions et le poids de l’ensemble (1,8 kg) peuvent surprendre, cela a des avantages comme de fournir une meilleure stabilité en main et moins de tremblements par rapport à un modèle compact plus léger.
Et avec l’écran pivotant et sa poignée qui possède un double des principales commandes (enregistrement et zoom), filmer à un mètre du sol en tenant la caméra à la hauteur des hanches devient un jeu d’enfant. On peut critiquer le recours au plastique dans le choix des matériaux, mais les considérations de poids et de prix peuvent les justifier. Avec une telle caméra, si on veut impressionner, ce sera bien plus par la qualité des productions que par le chic du m’as-tu-vu.
Enfin, signalons de nombreux ajustements numériques et options comme ces deux entrées audio XLR parfaitement positionnées et la prise DV Firewire 1394 pour le transfert sur ordinateur.
Caméra MiniDV AG-DVX100
Par: Panasonic
Prix: 5500 $
Vente, location et info: VGA Communications, 8017, rue Saint-Hubert, Montréal, (514) 990-1826 ou
pierre@vga.qc.ca.