Lorsque les milieux scientifique, artistique et technologique se rencontrent, on assiste à l’émergence de ce que nous nommerons la culture numérique. Quelle place occupe – et occupera – cette culture au Québec?
C’est un peu sur cette note que s’amorce le mémoire présenté par la Société des arts technologiques dans le cadre de la consultation «Pour une politique québécoise du cinéma et de la production audiovisuelle».
Dans un document de 7 pages, la Société trace le portrait de la situation actuelle de la culture numérique émergente au Québec. On y apprends notamment que «si l’effervescence de la production en nouveaux médias et la reconnaissance internationale des organismes qui supportent ces créations au Québec semblent peu documentées dans l’étude produite sur l’État de la situation sur le cinéma et la production audiovisuelle au Québec, c’est qu’il n’existe pas de secteur dédié à cette culture qui se voit dispersée à travers différents programmes.»
Le mémoire poursuit, soulignant les efforts consentis par le gouvernement pour soutenir l’industrie du multimédia, mais notant aussi tout ce qu’il reste à faire pour permettre aux créateurs d’accéder à «des moyens adéquats pour assurer la relève de la création numérique indépendante.»
On souligne aussi l’excellence québécoise – souvent méconnue du grand public – alors que des individus tels que Luc Courchesne reçoivent de prestigieux prix à l’étranger pour leur œuvre. D’ailleurs il vient d’obtenir un quatrième prix Ars Electronica pour son projet Panoscope 360, «un dispositif original permettant de capter de la vidéo en 360 degrés à l’aide d’une seule caméra et de visionner ce matériel dans une demi-sphère gonflable à l’aide d’un seul projecteur intégrant un système de reconnaissance vocale pour les ‘déplacements’ dans le paysage.»
Le mémoire conclut sur une dizaine de propositions touchant les créateurs-chercheurs du numérique, la recherche et production, la diffusion-réseautage et partenariats ainsi que la conservation et documentation.
Un dossier à suivre que celui-ci, où technologie et culture sont étroitement liés et où beaucoup de travail reste à faire pour intégrer la réalité en place aux outils souvent dépassés existant.