En Europe, les dossiers de qui vous contactez par téléphone, courriel, télécopieur ou cellulaire pourraient bientôt être conservés pendant des années.
C'est du moins ce qui est discuté dans un projet élaboré par les gouvernements de l'Union européenne. Si elle est adoptée, cette loi forcerait quiconque fournit des services de communication de conserver pour au moins un an les dossiers d'utilisation de tous les clients.
Ces dossiers seraient alors disponibles aux forces de police des pays de l'Union enquêtant sur à peu près n'importe quel crime.
Les groupes de défenses des droits et libertés croient que ce projet de loit menace les droits à la vie privée. Ils craignent notamment que les forces policières puissent carrément «aller à la pêche» en quête de preuves d'actes criminels.
Jusqu'à maintenant, les fournisseurs de services de communications ne pouvaient conserver des données concernant les clients que le temps nécessaire à émettre la facturation. Toutefois, selon le projet de l'Union européenne, on pourrait exiger qu'ils entreposent les données jusqu'à 24 mois.
Le projet a été présenté comme étant un outil qui aidera dans la guerre au terrorisme, mais dans les faits, l'information entreposée pourrait être utilisée dans des enquêtes sur la plupart des crimes jugés sérieux.
Toujours selon les groupes de défense des droits et libertés, si le projet actuel ne vise que les noms des gens qui communiquent, les noms des destinataires, les numéros et la durée des communications, il pourrait bien s'agir d'un projet précurseur d'un autre qui, lui, couvrirait aussi le contenu.
Bref, un dossier à suivre. Les discussion sur le sujet auront lieu en septembre au sein de l'Union européenne.