La cour fédérale de Melbourne, en Australie, a débouté Sony dans sa poursuite contre un homme de Sydney qui offrait un service de vente et d’installation de modifications à la PlayStation.
L’homme en question, Eddy Johnson, ajoutait une puce aux console fabriquées en Australie. La puce en question permettait alors aux propriétaires de jouer à des jeux achetés n’importe où dans le monde plutôt que d’être limités uniquement à ceux vendus en Australie. La modification permet aussi d’utiliser des disques copiés en tant que copies de sauvegarde plutôt que les disques originaux.
Il ne fait aucun doute que c’est sans doute cette dernière possibilité qui a incite Sony à entreprendre des demarches légales contre toute modification à la PlayStation, où que ce soit dans le monde.
Dans le jugement rendu la semaine dernière, la cour a declare que le système d’encodage par région de Sony, devant - selon l’entreprise – protéger sa propriété intellectuelle, allait au-delà des critères de la loi australienne sur les droits d’auteurs, et que la modification offerte par M. Johnson était donc légale.
Ce jugement va à l’encontre de d’autres jugements à travers le monde, notamment en Angleterre, où la cour avait donné raison à Sony.
Il n’en demeure pas moins qu’il s’agit d’un dossier épineux. En effet, il n’est pas limité au seul secteur du jeu, mais aussi au monde du cinéma, où les DVDs sont produits en versions régionales. Les éléments de protection intégrés aux appareils ont comme but de protéger la propriété intellectuelle des compagnies, ce qui est parfaitement légitime. Le hic, c’est que l’usager qui voudrait se procurer un produit tout à fait légitime, en utilisant Internet par exemple, se trouve limité aux produits fabriqués spécifiquement pour son marché, sinon ils ne fonctionneront pas sur sa machine.
C’est cette restriction que plusieurs contestent, avec plus ou moins de succès selon les cours. En bout de ligne cependant, il serait bon que les multinationales concernées dans la fabrication des produits prennent en considération l’ouverture phénoménale des marchés qu’offre Internet. Il n’y a absolument rien d’illégal à vouloir se procurer un jeu ou un film directement du Japon ou d’Europe si bon nous semble.
Il serait sans doute intéressant d’effectuer une étude sur la relation directe qui pourrait exister entre le piratage de produits et l’intransigeance des entreprises à porter attention aux désirs des consommateurs, notamment face à l’accessibilité globale de produits légitimes offerts par le biais d’Internet.