Depuis quatre ans, biologistes et technologies de l’Université de Californie à Berkeley travaillent à développer un petit robot, appelé l’insecte volant micromécanique.
L’ambitieux projet de créer un robot qui sera un jour capable de voler tel une mouche est encore loin d’être complété. D’ailleurs, il n’est que l’un des nombreux projets visant à créer un appareil qui volera, plongera ou demeurera stationnaire avec une précision comme on n’en retrouve que dans la nature.
Si les projets sont nombreux, les buts se rejoignent tous: espionner subrepticement des troupes ennemies, explorer la surface de Mars ou encore observer en toute sécurité des déversements chimiques accidentels.
Pas étonnant alors de savoir que le Pentagone finance la majeure partie des travaux par le biais de l’agence des projets de recherche avancés de la défense. En effet, une bonne partie des tâches prévues pour ces microrobots touche à la reconnaissance ou à l’observation.
Le financement est d’ailleurs inversement proportionnel à la taille des microrobots, puisque l’on parle de 2,5 millions $US pour le seul projet de Berkeley.
Le Canada n’est pas en reste puisque l’un des projets du genre qui est relativement avancé est en cours à l’Université de Toronto. C’est d’ailleurs là qu’en février dernier on a réussi le premier vol plané stationnaire d’un tel appareil, à la façon d’un oiseau-mouche.
Il y a encore loin de la coupe aux lèvres cependant. En effet, si l’on considère la mouche à fruits, par exemple, elle bat des ailes 200 fois par seconde, chaque battement impliquant aussi une rotation. C’est la combinaison des mouvements qui lui permet de s’élever. Pensez qu’il ne lui faut que 8 battements et 40 millièmes de seconde pour faire demi-tour en vol.
Les scientifiques savent fort bien ce qui doit être fait. Ce qu’ils ne savent pas encore, c’est comment y arriver.
(Source: AP)