(AFP) - SPOT-5, dernier-né de la filière française des satellites d'observation de la Terre, a commencé à livrer, dix-huit jours après son lancement, ses premières images, ont indiqué mercredi les responsables du projet.
SPOT-5 devrait entrer en opération commerciale dès juillet prochain, a-t-on précisé de même source.
Lancé au début du mois, SPOT-5 assure une zone de balayage de 60 km par 60 voire par 120 km, et une résolution d'images à 2,5 mètres, a indiqué le Centre National d'Etudes Spatiales (CNES).
SPOT-5 qui «photographie» la planète entière chaque 24 heures, donnera sur Internet le catalogue de ses clichés dès le lendemain.
«Il est le seul satellite qui puisse fournir autant de détails sur une image unique», a indiqué Jean-Marc Nasr, PDG de SPOT Image, qui commercialise les données SPOT.
Plus de 50% des clients sont des militaires, parmi lesquels le département américain de la Défense.
L'Organisation des Nations Unies pour l'alimentation et l'agriculture (FAO) se base sur les clichés de SPOT pour prévoir les invasions de criquets-pélerins, tandis que la Chine peut les utiliser pour améliorer la cartographie de son territoire.
Avec SPOT-5 les opérateurs de téléphonie cellulaire pourront obtenir une meilleure connaissance du relief et une description précise des objets au sol nécessaires pour modéliser la propagation des ondes.
Réalisé sous maîtrise d'oeuvre Astrium, première société spatiale européenne, pour le compte du CNES, SPOT-5 est un satellite de 3 tonnes dont la durée de vie est de cinq ans.
SPOT-5 dispose, à son bord, d'un instrument stéréoscopique à haute résolution dont la mission est de «constituer en 5 ans un modèle numérique de terrain mondial (avec le relief) de 30 à 50 millions de km2, soit le tiers des terres émergées», selon Jean-Marc Nasr.
La filière SPOT a déjà de nombreuses applications dans le domaine de la cartographie et de l'aménagement du territoire, pour la gestion des ressources naturelles et la prévention des risques.