Kevin Warwick, le scientifique anglais qui caresse l'ambition de devenir le premier cyborg, est une fois de plus passé à l'action la semaine dernière en se faisant implanter des électrodes dans le bras.
Le professeur Warwick travaille depuis nombre d'années sur les interactions possibles entre le corps et la machine. En 1998, il avait porté pendant quelques temps, encore une fois dans le bras, une puce permettant à un ordinateur situé dans son bureau de le localiser et d'ainsi contrôler l'environnement autour de lui, en allumant la lumière lorsqu'il entrait dans une pièce par exemple.
De passage à Montréal à l'occasion du Marché international du multimédia (MIM) en octobre 2001 (voir autre article), le professeur Warwick avait expliqué le projet concrétisé jeudi dernier, le 14 mars. Celui-ci consiste à lui greffer un paquet de microélectrodes reliées à une centaine de nerfs de son bras. Ces électrodes interceptent les signaux électriques transmis dans son bras et les relaient, par ondes radio, à un ordinateur qui les enregistre.
Des expériences similaires ont déjà été menées sur de petits animaux, mais c'est la première fois qu'un être humain s'y soumet. Selon le professeur Warwick, elles pourraient un jour aider les gens atteints de paralysie, à cause d'accidents à la colonne vertébrale par exemple, à utiliser un tant soit peu leurs membres paralysés.
L'opération nécessaire à l'implantation de l'équipement a duré environ deux heures. Le projet compte sur un budget de 500 000 livres anglaises (1,12 million $CA). L'expérience devrait durer environ un mois.
Jean-François Codère
Un article de CNN sur le sujet