INCONTOURNABLES

Défi J’arrête, j’y gagne !
Soumission belairdirect
PUB

Bulletin Techno

Apprenez les nouvelles dès qu'elles se produisent..


Adresse électronique :

Tous nos bulletins

Membres Canoe.ca


Même si elle est approuvée, la fusion HP-Compaq laissera des séquelles

Canoë 
22/03/2002 17h47 

(AFP) La fusion des groupes informatiques américains Hewlett-Packard et Compaq s'annonce plus difficile que jamais, si elle est ratifiée, après la profonde facture laissée chez HP par la bataille entre partisans et adversaires du mariage.

Le rachat de Compaq par Hewlett-Packard, pour quelque 20 milliards de dollars en actions, est encore suspendu au résultat du vote des actionnaires de HP, trop serré mardi pour qu'un vainqeur puisse être dès lors officiellement proclamé.

La direction de HP affirme avoir obtenu une marge suffisante pour faire passer la fusion. À moins d'un rebondissement de dernière minute dans le décompte manuel des bulletins, l'industrie se prépare déjà à l'idée que la fusion sera bientôt chose faite.

Après des mois de bataille contre les familles Hewlett et Packard, qui détiennent encore 18% de HP et s'opposent à l'alliance, la PDG du groupe, Carly Fiorina, pourra alors enfin savourer sa victoire.

Mais avec des actionnaires aussi divisés — le résultat du vote devrait tourner autour de 51/49 — et des employés à peine plus confiants dans l'avenir, la victoire risque d'être amère.

La rivalité entre Carly Fiorina, déterminée à incarner le renouveau chez HP, et Walter Hewlett, le fils d'un des fondateurs qui s'est posé en gardien du temple ces derniers mois dans la croisade contre la fusion, a laissé un profond sentiment de malaise.

«Notre personnel a été affecté par cette situation dramatique. Celui de Compaq n'apprécie pas non plus tellement d'être traité de "mauvaise compagnie!», a concédé la jeune PDG, 47 ans, devant les analystes financiers fin février à New York.

Carly Fiorina, une reine du commercial «importée» de chez Lucent en 1999, a déjà dû faire le forcing pour bousculer une culture d'entreprise qui reposait largement sur l'égalitarisme, la décentralisation et le dialogue social.

Nombre d'employés voient d'un mauvais oeil le rachat de Compaq, qui va se traduire par une profonde réorganisation et rendra la compagnie plus dépendante du PC, un marché peu rentable.

Devant tant de réserve, des actionnaires, des analystes et des employés, Carly Fiorina et son futur No 2, Michael Capellas, l'actuel PDG de Compaq, disposeront d'une marge de manoeuvre étroite.

Les deux partenaires soulignent à l'envi qu'ils ont mis en place depuis des mois un puissant comité de 600 personnes afin de régler les moindres détails de l'intégration et qu'ils seront fin prêts le Jour J, probablement en avril si le décompte des votes des actionnaires est rapidement bouclé.

Ce comité a passé 500 000 heures à tout planifier, du futur service d'assistance commun à la clientèle aux inévitables frictions culturelles qu'une fusion de cette ampleur va générer.

Il n'en faudra pas moins, l'heure venue, supprimer 15 000 emplois — dans le cadre des synergies attendues de la fusion — et annoncer quels produits des deux marques seront retenus ou abandonnés, les deux gammes se recoupant en partie.

Les clients, inquiets de voir certaines lignes de produits, voire même la marque Compaq disparaître, deviennent nerveux et certains pourraient bien être tentés de quitter le navire si l'intégration grippe.

C'est exactement le pari de la concurrence. «Nous pensons être dans une position meilleure que jamais», répète Dell, concurrent direct de Compaq sur le marché des PC.

À l'image de la fusion entre Compaq et Digital Equipment en 1997, les équipes de HP et Compaq risquent aussi de faire de la résistance pour défendre leurs produits face à ceux de l'autre.

«Il est maintenant temps pour nous tous — ceux qui ont soutenu la fusion et ceux qui s'y sont opposés — d'unir nos forces pour le bénéfice de la compagnie, pour nos clients, nos employés et nos actionnaires », répond Carly Fiorina dans un courriel à ses employés.

Copyright © 2002 AFP








[Autres cyberactualités]