Un homme figurant sur la liste des 10 criminels les plus recherchés du FBI a, par le truchement d'un site Web, menacé de mort 42 personnes à l'emploi de cliniques d'avortement si elles n'annonçaient pas, sur Internet toujours, qu'elles ont démissionné de leur poste.
L'homme de 45 ans, Clayton Lee Waagner, s'est évadé de prison en janvier 2001 alors qu'il était en attente d'une sentence pour possession d'arme par un criminel reconnu et possession de véhicule volé. Depuis son évasion, il aurait commis un vol de banque, un vol de voiture, et on le soupçonne également d'être en possession d'explosifs.
Les menaces qu'il a proférées ont été enregistrées par Neal Horsley, le webmestre de plusieurs sites Web antiavortement, incluant le tristement célèbre site Nuremberg Files.
Waagner se serait présenté chez Horsley, en Géorgie, vendredi dernier, en affirmant qu'il admirait son travail. Il aurait quitté presque immédiatement, mais serait revenu une heure plus tard, exhibant une arme de gros calibre.
Waagner lui aurait expliqué qu'il avait réussi à retracer Horsley à l'aide d'un portable équipé d'un système GPS. Puis, dans l'heure et demie qui a suivi, il lui a expliqué en détail son plan. Il aurait déclaré avoir choisi 42 employés de cliniques d'avortement, mais seulement des réceptionnistes ou des concierges, «parce que les docteurs sont trop bien protégés».
«J'ai une liste de 42 [personnes], et voici ce que j'ai à leur dire: je sais où vous habitez, je connais votre voiture. Je ne connais pas tous vos noms, mais je connais votre plaque d'immatriculation et je vous ai déjà suivis jusque chez vous; je connais votre adresse. Bien sûr, je ne dirai pas qui est sur ma liste; c'est là la beauté de la chose» aurait-il déclaré.
Les 42 personnes sauront qu'elles sont visées parce que, selon Waagner, «le Saint-Esprit leur dira». Les victimes doivent démissionner de leur poste puis envoyer un courriel contenant l'État où ils résident ainsi que la première lettre ou le premier chiffre de leur plaque d'immatriculation et de leur adresse à Horsley, qui affichera ces renseignements sur une page Web.
Le FBI et le département du U.S. Marshall ont confirmé qu'ils enquêtaient sur l'incident mais déclarent qu'ils en sont encore à vérifier si Waagner a vraiment visité la résidence de Horsley. (d'après WiredNews)