(AFP) Le groupe américain Microsoft a décidé de renoncer à une audience dans l'enquête anticoncurrentielle ouverte contre lui par la Commission européenne afin de privilégier une solution négociée, a indiqué mardi soir un porte-parole du groupe.
«Nous allons renoncer à notre droit à une audition dans le dossier européen et mettre l'accent sur la poursuite du dialogue avec la Commission européenne», a déclaré le porte-parole, Vivek Varma, joint par téléphone au siège de la compagnie à Redmond.
Les services européens de la concurrence ont reçu le 16 novembre les réponses de Microsoft aux questions posées par la Commission européenne dans l'enquête lancée en août dernier sur une affaire de position dominante (voir notre article).
Les différentes parties devaient à l'origine s'exprimer lors d'une audition de Microsoft à Bruxelles les 20 et 21 décembre.
La note écrite de Microsoft «répond de façon détaillée aux interrogations soulevées par la Commission», a ajouté le porte-parole.
Le groupe estime avoir apporté de solides éléments pour sa défense, qui pourraient servir de «prélude à des discussions avec la Commission» afin de mettre un terme à la procédure, a indiqué Vivek Varma en se refusant toutefois à utiliser l'expression d'accord à l'amiable.
Les services de la concurrence de la Commission européenne ont adressé en août à Microsoft une «communication de griefs», première étape d'une procédure d'enquête sur les pratiques commerciales de Microsoft avec son système d'exploitation Windows.
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