(AFP) Certaines des parties impliquées dans les plaintes civiles, déposées en nom collectif aux États-Unis contre Microsoft, ont fait savoir mardi qu'elles étaient hostiles au règlement à l'amiable du dossier, tel qu'annoncé la semaine dernière.
L'opposition la plus marquée est venue d'avocats représentant des consommateurs en Californie, qui ont estimé que cet accord était une «imposture». Ils l'ont qualifié de «tout à fait inapproprié par comparaison aux surcoûts importants dont ont pâti des millions de consommateurs», dans un document soumis au juge fédéral Frederick Motz, à l'occasion d'une audience à Washington.
Les avocats ont aussi relevé qu'il «aidera les efforts de Microsoft pour monopoliser le marché de l'éducation», un secteur où son concurrent Apple est très présent.
L'État du Minnesota s'oppose également à l'accord, estimant qu'il «renforce encore plus le monopole de Microsoft».
L'accord amiable annoncé la semaine dernière pour plus d'un milliard de dollars prévoit que Microsoft fournira des logiciels et des ordinateurs à des milliers d'écoles américains défavorisées.
S'il est approuvé par le juge, l'accord règlera plusieurs plaintes en nom collectif représentant des millions de consommateurs, accusant le géant des logiciels d'avoir gonflé le prix de son logiciel vedette Windows.
Michael Hausfeld, un des principaux avocats des plaignants et architecte de l'accord amiable, avait justifié la décision de régler le différend à l'amiable par le fait que les consommateurs auraient probalement reçu au final une dizaine de dollars seulement chacun, un montant qui aurait été absorbé par des frais administratifs et d'avocats.
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Le fabricant de distributions Linux a décrié à sa façon cet accord à l'amiable