(AFP) L'État du Connecticut a renoncé mardi à se rallier à l'accord à l'amiable antitrust conclu entre Microsoft, le gouvernement fédéral américain et neuf États fédérés et va donc poursuivre la procédure devant les tribunaux.
«Cet accord a simplement trop de lacunes et d'ambiguïtés» pour contenir efficacement Microsoft après ses violations multiples de la loi, a déclaré l'Attorney general (ministre de la Justice) du Connecticut, Richard Blumenthal, dans un communiqué.
«Notre objectif a toujours été de nous assurer que l'attitude monopolistique de Microsoft ne se reproduise plus et que la concurrence soit rétablie, afin que les consommateurs bénéficient de plus d'innovation, de meilleurs prix et d'une meilleure qualité», a-t-il ajouté.
L'Attorney general souhaite que l'accord à l'amiable soit plus musclé et qu'il reste en vigueur plus longtemps que les cinq ans prévus.
Il a laissé la porte ouverte à des discussions avec Microsoft si elles aboutissent à «améliorer le règlement à l'amiable». Dans le cas contraire, une décision devra intervenir devant les tribunaux pour assurer que la concurrence est rétablie, a-t-il insisté.
Microsoft et le gouvernement américain ont conclu le 2 novembre un accord à l'amiable qui pourrait mettre fin au long procès antitrust contre le géant des logiciels.
Depuis, neuf États fédérés associés à la plainte s'y sont ralliés tandis que les neuf autres ont exprimé de fortes réserves, sans exclure alors pour certains de le signer ultérieurement.
L'accord vise à accorder plus de liberté aux fabricants d'ordinateurs dans le choix des logiciels installés sur leurs machines. Microsoft va aussi devoir donner plus d'informations sur Windows — qui équipe plus de 90% des ordinateurs personnels dans le monde — afin que les éditeurs de logiciels puissent développer des produits compatibles.
La juge fédérale Colleen Kollar-Kotelly, en charge du dossier, doit encore donner son aval à l'accord à l'amiable. Elle peut aussi décider de sanctions supplémentaires si le procès se poursuit avec certains des États.
Les neuf États qui rejettent l'accord doivent lui présenter des propositions de sanctions le 5 décembre.
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Après s'être initialement montré enthousiaste face à l'entente, le Connecticut s'était rangé dans le clan des indécis