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Le placement publicitaire sur Internet ne fait pas encore d'étincelles

Canoë 
21/09/2001 17h38 

Selon une étude rendue publique jeudi à Montréal par Price WaterHouse Coopers et l'Internet Advertising Bureau of Canada, le placement publicitaire sur Internet a doublé pour l'an 2000, passant de 55 M$ en 1999 à 110 M$. Malgré que le Canada se classe troisième pour la part d'investissements publicitaires consacrée à Internet dans le monde, le marché y demeure restreint.

«La publicité sur Internet a augmenté régulièrement ces dernières années alors que ce média est encore très jeune», souligne Daintry Springer, directrice exécutive de l'Internet Advertising Bureau du Canada (IAB). Mais cette augmentation, même si elle paraît substantielle, ne réussit pas à faire du placement publicitaire Internet une entreprise très lucrative.

Les 110 M$ sont en effet obtenus selon les chiffres communiqués à l'IAB et à Price WaterHouse Coopers (PWC) par la centaine d'éditeurs Web parmi les plus importants au Canada.

Cependant, une remise en contexte nous permet de constater que le marché publicitaire tous médias confondus, pour la seule province de Québec, représente un milliard$ annuellement. C'est donc dire que l'ensemble du marché canadien de la pub Internet représente à peine plus de 10% du marché global québécois. "Les annonceurs restent frileux pour le placement Internet" pouvait-on entendre au sortir de la présentation.

Tous les chiffres de l'étude ne sont pas encore tabulés, mais les auteurs affirment que ce marché devrait croître de 35% pour 2001. Les chiffres disponibles pour l'instant, ceux du premier trimestre 2001, sont de 28 M$. Le premier trimestre étant habituellement un peu moins ferme que les autres, et les chiffres du deuxième trimestre non tabulés permettent cette prédiction, selon PWC.

On a pu d'ailleurs constater l'existence des deux solitudes dans le monde publicitaire en ligne. En effet, les sites en français affichent une croissance des revenus publicitaires plus lente, de 71%, tandis que les sites anglophones ont connu une croissance de 98% pour l'an 2000. Par ailleurs, les produits publicitaires des sites de langue française ne représentent que 11% du total, avec 12 des 110 millions, une tendance qui se poursuit dans le premier trimestre 2001.

On a pu aussi apprendre que le prix du CPM (coup par millier, unité de mesure du placement publicitaire en ligne) est à la baisse, signifiant ainsi la "déprime" dont on entend souvent parler: alors que la moyenne estimée était 31$ en 1999, la moyenne mesurée passait à 28$ en 2000 pour descendre jusqu'à 26$ au premier trimestre 2001. La fourchette est aussi plus large, oscillant entre 3$ et 160$.

Fait intéressant à noter, on estime, dans les cas les plus extrêmes, que les contrats d'échange -les auto-promotions, échanges de bannières et autres formes de "troc"-- comptent pour plus de 50% du total publicitaire pour certains éditeurs. On peut d'emblée poser comme constat que certaines boîtes

Mais plus encore que les chiffres disponibles, tous des plus utiles tout de même, c'est l'absence d'un vaste éventail de données qui a suscité le plus de discussion lors de la présentation des résultats. Par exemple, dans la présentation, aucune discrimination entre le placement publicitaire en ligne québécois et canadien n'était divulguée. Les secteurs d'édition bénéficiant des dépenses publicitaires sont passés sous silence. Impossible, donc, de savoir quel secteur a le vent dans les voiles.

«Mais toutes ces données sont disponibles dans le rapport complet accessible aux membres de l'IAB», s'empresse de souligner Jérôme Fortin, premier directeur de PWC pour le Québec. Une étude dont le résumé est disponible sur les sites de l'IAB et de PWC, nous apprend le communiqué -non diffusé en ligne-, mais nous n'avons toujours rien trouvé au moment d'aller en ligne.

Jean-François Parent








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