(AFP) - Un avocat de New York, qui vient d'obliger Merrill Lynch à verser 400 000 dollars à un client qui s'estimait grugé par un analyste vedette de la maison, a promis vendredi de poursuivre d'autres gourous de l'investissement dans la nouvelle économie.
«Nous sommes en train d'étudier d'autres cas et en particulier celui de Mary Meeker de Morgan Stanley et de Jack Grubman, de Salomon Smith Barney», a déclaré Jacob Zamansky à l'AFP.
Il les accuse d'avoir été beaucoup trop optimistes sur des entreprises de la nouvelle économie (Internet, télécoms,...) qui n'affichaient aucun bénéfice et parfois peu de revenus et de les avoir défendues même lorsque les cours se sont effondrés en bourse.
Les petits porteurs qui ont construit leur portefeuille d'actions sur les avis de ces analystes --et n'ont pas vendu à temps-- ont perdu la plus grande partie de leur investissement, lorsque la bulle Internet a explosé en bourse au printemps 2000.
Jacob Zamansky reproche aussi aux banques et aux analystes de ne pas avoir été honnêtes en ne dévoilant pas les conflits d'intérêts auxquels ils étaient confrontés.
Les banques ont gagné des sommes gigantesques en aidant les entreprises de la nouvelle économie, dont leurs analystes chantaient les mérites, à entrer en bourse.
Une note d'analyse positive attire le client et certaines maisons n'hésitaient pas à récompenser leurs analystes avec de grosses primes sur les volumes d'affaires qu'ils génèrent indirectement.
Mary Meeker a été surnommée un temps «la reine d’Internet» et Jack Grubman est le principal analyste en charge des télécoms chez Salomon Smith Barney, une filiale de Citigroup, le premier groupe financier des États-Unis.
© 2001 AFP