(AFP) Le ministère de l'Agriculture a rendu publique vendredi une liste de 109 communes où sont expérimentés des organismes génétiquement modifiés (OGM) dans des champs.
La liste ne donne toutefois pas la localisation exacte des parcelles où sont faites ces expériences hors laboratoires et hors serres.
32 départements sont concernés dont un seul outre-mer, la Guyane. Plus des deux tiers (68%) des expérimentations portent sur le maïs. Viennent ensuite la betterave et le colza. Quelques essais sont réalisés sur le peuplier, la pomme de terre, le tournesol, la vigne et le tabac.
Les essais sont menés par des organismes publics comme l'Inra (Institut national de recherche agronomique) et des semenciers privés (Monsanto, Novartis, Advanta notamment).
Le ministère avait publié le 1er juin la liste des essais OGM pour l'année dernière. Ces publications font suite à deux décisions obtenues du tribunal administratif de Paris le 1er mars par France nature environnement (FNE), la confédération des associations de protection de la nature, et du tribunal administratif de Toulouse le 29 mars par l'association écologiste Ecoropa.
Le ministère de l'Agriculture et le semencier Pioneer Génétique ont fait appel de ce second jugement parce qu'il exigeait la publication non seulement des communes mais aussi de la localisation des parcelles.
Le ministère avait toujours refusé de publier la liste des sites d'expérimentation d'OGM pour des raisons de sécurité.
Les semenciers ont «pris acte» de la publication de la liste 2001 et demandé aux pouvoirs publics «d'assurer en contrepartie la sécurité des installations de recherche et des champs d'expérimentation».
«Les entreprises constatent tous les jours un peu plus le lien entre la publication des sites de recherche et les destructions qui s'en suivent», déclare le communiqué, signé de la Confédération française des semenciers (CFS), du Groupement national interprofessionnel des semences (GNIS) et de l'Union des industries de protection des plantes (UIPP).
© 2001 AFP