(AFP) Le secrétaire d'État à l'Économie solidaire, Guy Hascoët, a signé, vendredi, une convention triennale avec les représentants de la Plateforme pour le commerce équitable afin de favoriser la visibilité du secteur et l'adoption de critères communs pour en cerner les limites.
Au cours d'une conférence de presse, les responsables de la Plateforme, (distributeurs associatifs et organisations humanitaires) ont aussi présenté une «Charte pour le commerce équitable» et un site de vente sur Internet.
Une «Quinzaine du commerce équitable» se tient dans toute la France à partir du 27 avril, avec notamment jusqu'au 3 mai des dégustations de café équitable Max Havelaar dans plusieurs stations de métro parisiennes.
Les produits équitables, alimentaires ou artisanaux, sont ainsi qualifiés parce qu'ils prennent en compte le revenu minimum nécessaire aux producteurs des pays en développement ou à des travailleurs handicapés en France, avec un souci de protection de l'environnement et du développement durable.
M. Hascoët a souligné la nécessité de «mettre en débat les attentes» des pays du Nord et du Sud en matière de commerce équitable et «d'interpeller les institutions internationales» sur les particularités de l'économie solidaire.
Le ministre a ainsi cité les difficultés de la Fédération de la mutualité malienne à Bamako, créée par l'Association des travailleurs maliens en France, elle-même adhérente de la Fédération nationale de la mutualité française. Implantée au Mali il y a six ans: «elle a du mal à affirmer son droit», selon M.Hascoët.
En effet, «les compagnies d'assurances privées locales, qui n'ont pratiquement pas de clients solvables sur place, lui font obstacle, un débat imposé par le FMI» (Fonds monétaire international), a expliqué le ministre.
Un des buts de la convention signée par son ministère et la Plateforme est de définir des critères et des engagements précis, dont une quinzaine sont déjà inscrits dans la Charte du commerce équitable à laquelle adhèrent les distributeurs du secteur en France.
Ces critères sont le refus du travail forcé, notamment des enfants, la juste rémunération des producteurs par contrats pluriannuels et par acomptes versés à la commande ainsi que le contrôle de l'application des termes de la charte à chaque étape du processus.
Un site Internet a été lancé vendredi qui propose, dans le respect de ces principes, la vente de produits équitables en ligne.
Il est géré par une association regroupant tous les importateurs de la
Plateforme,
a indiqué le président de l'association, Patrick Valentin (www.commerce-solidaire.com).
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