Les détenteurs d'ordinateurs de poche assistant à des rencontres sportives au Continental Airlines Arena du New Jersey, domicile des Devils au hockey et des Nets au basketball, seront traités aux petits oignons. Sans quitter le confort relatif de leur siège, ils pourront consulter des statistiques, commander à manger et plus encore, grâce entre autres à l'entreprise montréalaise K-OS.
Le système mis sur pied par Freewire, une filiale de Lucent Technologies, s'adresse aux spectateurs équipés d'un iPaq ou de tout autre ordinateur de poche utilisant le système d'exploitation Windows CE et compatible avec le protocole de communication sans-fil 802.11b, développée par Lucent.
C'est K-OS qui a reçu le mandat de créer l'environnement dans lequel évolueront les spectateurs réseautés. Cet environnement leur permettra de consulter des statistiques et des fiches d'informations sur les matchs en cours, commander des victuailles ou des produits dérivés en vente dans l'établissement, de faire du ch@t entre eux, d'accéder au Web, etc. Le tout à partir d'un fureteur. «À leur arrivée dans le stade, nous prenons le contrôle de («hijack») leur machine, explique Sakis Spyrou de chez K-OS. Ils tombent alors automatiquement dans notre interface.»
Les grands défenseurs de la vie privée pourrait d'ailleurs préférer ne pas amener leur gadget avec eux. Selon Stéphane Deubel, responsable du marketing chez K-OS, des publicités très ciblées pourraient faire leur apparition dans des prochaines versions du système. «On pourrait leur envoyer des publicités en se basant sur le prix de leur siège, avance-t-il. Les différents stades doivent avoir des données sur les acheteurs de tel ou tel type de billets que nous pourrions utiliser.» Toujours selon Stéphane Deubel, Freewire pourrait utiliser une technologie GPS ou le numéro de siège fourni lors de commandes pour obtenir les informations nécessaires.
Pour l'instant, seuls les Nets du New Jersey, de la National Basketball Association (NBA), dont la saison est terminée, ont signifié leur intention d'utiliser le système mais, selon Stéphane Deubel, trois autres équipes (tous sports confondus) seraient en discussions avec Freewire. Advenant des débouchés, K-OS dispose d'une «entente tacite» avec Freewire qui lui assure qu'elle sera à nouveau impliquée.
Jean-François Codère