Comme les choses peuvent changer en un an! L'année dernière, on ne trouvait pas meilleure représentation de la folie des grandeurs des capital-risqueurs que les First Tuesday. Mardi prochain, la rencontre des First Tuesday de Montréal aura pour thème: «Comment se capitaliser suite à la chute des marchés financiers»...
Le conférencier invité, Pierre Brunet, premier vice-président chez Investissement Desjardins, sera appelé à décrire «la situation actuelle
du financement en technologie et les façons d'attirer un investissement en capital de risque dans un marché turbulent», selon ce que l'on peut lire dans l'invitation. Investissement Desjardins n'est pas
étrangère au domaine, s'étant notamment engagée à hauteur de 1 950 000$ dans Clic.net il y a tout juste un mois (voir notre article).
Il y un an, les First Tuesdays avaient le vent dans les voiles. Dans une dépêche datée du 27 mars
2000, l'Agence France-Presse (AFP) racontait que l'on se permettait de garder secret le lieu de certaines réunions organisées à Londres jusqu'à la dernière minute, un peu comme le font généralement
les organisateurs de raves. Pour l'événement de la semaine prochaine à Montréal, les invitations circulent officiellement depuis déjà quelques jours.
Outre le contenu de leurs rencontres, les organisateurs des First Tuesday eux-mêmes ont subi les contrecoups des changements de mentalité financiers. À la mi-février 2001, à peine six mois après
les avoir achetés des créateurs originaux, la société israélienne Yazam revendait les droits des First Tuesdays aux différents
organisateurs locaux pour l'équivalent d'un peu plus de deux millions$ CA, soit 50 fois moins cher que ce qu'elle avait payé (voir notre article). Ce sont les difficultés financières de Yazam qui l'avait poussée à se débarasser si promptement et à si vil prix de la marque de commerce First Tuesday.
Jean-François Codère
Nos archives sur les First Tuesday
Le site des organisateurs montréalais