Quelques jours après l'inauguration d'une nouvelle version de son site LesAffaires.com, le groupe Transcontinental annonce qu'il donnera une nouvelle vocation à une autre de ses propriétés, Publisac.ca, parce qu'elle «ne correspond pas à un besoin actuel du marché».
L'équipe d'une quinzaine d'employés actuellement en place pour asssurer la mise à jour de Publisac.ca sera démantelée progressivement d'ici au 20 avril prochain, peut-on lire dans le communiqué émis à l'occasion. «Nous travaillons à dénicher des emplois pour ces personnes à l'intérieur même du groupe Transcontinental, nous a confié Serge Bragdon, président du secteur du marketing interactif de Transcontinental. Nous avons quelques postes d'ouverts en d'autres endroits et ce sont des gens compétents.»
Transcontinental ne passe pas par quatre chemins pour expliquer cette restructuration. «Le message que nous lance le marché est sans équivoque: un site de cette ampleur dédié exclusivement aux coupons en ligne ne correspond pas à un besoin actuel du marché», déclare Serge Bragdon dans le même communiqué. «Il nous était facile d'attirer les internautes, mais très difficile de les retenir, nous a-t-il ensuite avoué au téléphone. Peut-être est-ce parce que les gens ne trouvaient pas ce qu'ils cherchaient».
«Les gens regardent le Publisac (version papier) pour voir des produits, des tendances, etc., pas seulement pour trouver des coupons, explique Jean-Guy Delorme, directeur du marketing et du développement des affaires dans la division Médias Transcontinental. Ce sont autant de choses que l'on ne retrouvait pas sur le site. Ce n'est pas tout le monde qui utilise les coupons-rabais. C'est comme si nous avions pris pour acquis que les internautes utilisaient plus les coupons-rabais que le reste de la population.» Selon Serge Bragdon, la nouvelle vocation de Publisac.ca devrait davantage s'apparenter à la stratégie du «brick-and-click» déjà préconisée par Transcontinental avec ses différents hebdos régionaux.
L'objectif fixé est d'en arriver à une nouvelle version, incorporant ces éléments d'informations, le 20 avril prochain. «C'est définitif qu'à cette date, nous devrions avoir quelque chose de différent à offrir, selon Jean-Guy Delorme. Toutefois, si pour une raison ou une autre ce n'est pas prêt avant le 27, nous ne précipiterons pas les choses et s'il faut conserver du personnel au-delà du 20 avril, nous le ferons.» Des embauches, en nombre indéterminé, devraient également être effectuées à ce moment.
Jean-François Codère